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De la nécessité d'une association autour de la difficulté maternelle

L'ampleur du tremblement de mère en France

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Les chiffres :

10 % de femmes seraient en difficulté psychique après la naissance de leur enfant.

Soit : 80 000 femmes chaque année et autant d'enfants et de familles susceptibles d'en être affectés.
Énoncées régulièrement comme un fait de société incontournable et comme une fatalité inhérente à la maternité des femmes, ces statistiques officielles sont-elles vraiment représentatives de la réalité ?

La réalité de l'effondrement maternel :

Nous pensons que ces pourcentages sont minimisés et que la réalité est autre:
- D'abord parce que les moyens de diagnostic et de recensement de la difficulté maternelle sont peu développés, variables dans leurs critères de sélection et ne s'attachent (tout comme sa prise en charge d'ailleurs), qu'à répertorier les troubles manifestes et/ou tardifs  : psychoses puerpérales et dépressions du post-partum.
Certains troubles physiologiques et psychiques de l'enfant consécutifs aux dysfonctionnements maternels ou révélateurs de ces derniers, ne sont pas pris en compte, de même que les souffrances et difficultés des femmes qui ne se révèlent pas sous un jour dépressif.
- Et parce qu'il est difficile de cerner avec exactitude un état dont une majorité de femmes n'en disent rien par honte et/ou ignorance de ce qu'elles vivent. Beaucoup prendront ces troubles pour de la fatigue ou un passage obligé de leur maternité.
L'omerta maternelle préside dans le cadre de la difficulté maternelle.
Comme s'il y avait quelque chose de l'ordre de l'acceptation obligée et résignée au fait de souffrir pour être mère ou le devenir ; le tout lié à une volonté farouche, presque désespérée, des femmes à ne rien en laisser transparaître.


Quels moyens actuellement pour y faire face ?

Une majorité de professionnels de la périnatalité et de la petite enfance, sont encore insuffisamment formés à l'écoute et au diagnostic précoce de la Difficulté Maternelle et y répondent tant bien que mal au cas par cas. Ce qui conduit parfois à des situations catastrophiques, durables et difficilement réversibles.
(La pratique de la sismothérapie est encore préconisée dans certaines situations, du moins elle est évoquée lors de la formation des futurs internes de médecine sur quelques sites Internet)

Il faut cependant relever et souligner l'existence de quelques professionnels engagés dans ce domaine et qui tendent à se développer. D'obédience et de clinique différentes, il n'y a toutefois pas de véritable consensus, ni concertation entre eux.
Et il n'existe actuellement qu'une dizaine d'unités mère-enfant, et une soixantaine de lits répartis sur tout l'ensemble du territoire, toute spécialité confondue (Société  Marcé francophone et Unité de Maternologie entre autre)

De même que l'on peut aussi s'interroger sur l'inertie et la nonchalance des pouvoirs publiques à ce propos.
Alors que déclarations, réflexions, campagnes et actions se multiplient autour de la prévention de la maltraitance infantile et sur la nécessité de la circonscrire au plus tôt. Il n'est pas question de faire ici un raccourcis univoque entre difficulté maternelle et maltraitance infantile : les femmes ont pour la plupart des ressources secrètes pour devenir mère, et ce en dépit des souffrances qu'elles éprouvent.
La difficulté maternelle maltraite d'abord les mères qui en sont victimes
Mais nous savons que la maltraitance peut être une réponse à un désarroi maternel laissé sans soin.
En octobre 2004 avait été déposée à l'Assemblée Nationale, une proposition de loi du député Jean Marc Nesme, visant à développer les unités mère enfant de Maternologie dans chaque département . Cette proposition fut refusée à l'époque par le ministre de la santé Monsieur Douste-Blazy.

Il n'existe pas non plus de préoccupation et prise de conscience sociale et citoyenne autour de ce sujet.
Les associations parentales déjà existantes dans le cadre de la périnatalité semblent pour le moment esquiver ce problème de fond en le rattachant soit à des défaillances ou incohérences au niveau du maternage choisi et pratiqué par les mères, soit aux conditions d'accouchement hyper médicalisées, peu respectueuses de la physiologie et de la psychologie des femmes. Ces explications sont certes plausibles, mais toujours enclines à recouvrir la dimension personnelle et intime de la difficulté maternelle.

 

Elsa Grangier, chroniqueuse aux Maternelles sur France 5, marraine de Maman Blues

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