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C'est l'histoire d'une petite fille...

ritalea
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Re: C'est l'histoire d'une petite fille...

Message par ritalea » 20 nov. 2018, 12:50

Santonella a écrit :
07 nov. 2018, 18:36
Au départ, j'avais parfois l'impression que certains instants tout était réglé, et puis le mal être revenait.
P**** merci pour cette phrase ! je vis la même chose et ceci depuis le début! Parfois tout est clair, net, limpide !!
et parfois tout devient noir…
Santonella a écrit :
07 nov. 2018, 18:36
Comment vis-tu ces instants? Éprouves-tu par moment du plaisir à être là avec ta fille? Comment le vit ta fille? Que penses ta puce des cours de tennis? S'exprime t-elle sur sa maman quand elle joue? Ce qu'elle en pense?
Par ailleurs, est-ce envisageable de dire à ta mère que tu aurais aimé faire ce type d'activité avec elle quand tu étais enfant?
Comment je vis cela? comme je fais un peu un "écart" par rapport au modèle familial (car je n'ai jamais fait d'atelier de musique parent-enfant avec ma mère, ou même de baby gym), je ressens beaucoup le regard de ma mère sur moi. Comme si elle m'observait de "là-haut". Comme si en osant proposer et faire de nouvelles choses, ou des choses différentes qui me ressemblent plus (le sport par exemple) je me sentais surveiller car je désobéissais. C'est pas joli joli tout ça hein… parce que je ne suis pas sûre de moi en fait. Et que je me soucie de ce qu'en pense ma mère. J'ai tellement besoin d'être rassurée guidée, non pas dans ma maternité, mais dans ce que je suis, qui je suis.

A la musique j'éprouve du plaisir, mais je ne sais pas si c'est le "bon". La musique c'est nouveau pour moi aussi. Ca s'est fait parce que ma fille avait une nounou musicienne qui l'a beaucoup sensibilisé et je voyais qu'elle accrochait. J'aime aussi bcp l'intervenante donc je m'y sens bien. Mais je m'y sens comme une petite fille je crois… comme si c'était moi qui vivait ce cours de musique… je ne ressens pas de fierté maternelle, je ne ressens pas que je suis "au dessus" de ma fille sous entendu à l'observer à la regarder apprendre. Non je suis dedans aussi et on est plutôt comme deux copines qui découvrons et qui s'amusent, c'est pas vraiment mère-fille quoi :rouge:

Pour les cours de tennis, je crois que ma fille aime bien venir. Elle m'observe beaucoup. Et elle adore quand je la fais participer un peu.
Mais moi je me sens mal en sa présence… :rouge:
D'extérieur je trouve ça génial. Mais intérieurement je me sens mal. J'ai l'impression qu'elle voit mon "vraie" moi a ce moment là, celui qui n'est pas mère, qui n'a jamais voulu l'être. Parce qu'effectivement dans ces moments là je 'narrive pas a allier le tennis et mon moi mère…
Santonella a écrit :
07 nov. 2018, 18:36
Il ne s'agit pas de tourner le dos mais de faire la paix avec ta mère, ton enfance, de voir la bouteille à moitié pleine car des bons moments il y a du en avoir. Non?
Oui il y en a eu et ce n'est pas forcément ça que je remets en cause, c'est plutôt que j ai vécu et grandi dans une attente, une attente qu'elle m'a laissé faire croire qu'un jour, j'aurais moi aussi mon compte, qu'un jour je serai récompensée d'être a ses cotés comme je l'ai été, qu'un jour j'aurais ce dont j'ai besoin. Donc j'ai vécu ma vie en acceptant de me sacrifier en attendant que. Donc je n'ai pas grandi et vécu pour moi. Et là je me réveille et je suis dans la désillusion et pire je ne sais pas comment vivre autrement. Rien n'a de sens, moi ce qui compte c'est la chose promise parce que c'est ce qui m'a fait tenir jusque là. Je ressens un terrible manque, un manque d'un élément indispensable à ma constitution qui m'empêche aujourd'hui de me sentir une jeune femme de 30 ans, qui est mère et qui a une vie de famille devant elle. Quelque chose me manque terriblement et m'empêche d'aller de l'avant et de me sentir émotionnellement dans le présent.

Je voulais te demander deux choses, :

Tu écris, "enfin libre d'être mère". Que mets tu derrière cela?
Car pour moi, avec ce que je vis, j'y mets le sens suivant: enfin libre d'être la mère que je suis, enfin lire d'être ce que je suis, enfin libre d'être celle que j'ai toujours été mais que je ne me suis jamais autorisée. Est-ce cela?

Je voulais aussi te demander autre chose d'assez intime, si tu ne veux pas répondre en publique sur ce forum pas de souci je comprendrais: est-ce que la question d'une seconde maternité s'est posée un jour pour toi? un désir d'un 2ème? ou pas du tout? Comment as tu vécu cela?

gama67
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Re: C'est l'histoire d'une petite fille...

Message par gama67 » 21 nov. 2018, 18:30

Ritalea,

Je suis toujours impressionnée par l'avancée de tes réflexions, de ta prise de recul.

Si tu ne te sens pas bien de l'emmener au tennis, alors ne te force pas.
Pour ce qui est de l'atelier musique, tu dis que tu apprécies, que tu n'as pas l'impression d'être dans ta position de mère. Mais c'est quoi au juste cette position ? Lorsque je fais de la pâte à modeler avec bébé patate, je m'amuse autant que lui, sans me poser de question.

Tu es tellement courageuse de te battre pour toi, pour ta fille.

Santonella
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Re: C'est l'histoire d'une petite fille...

Message par Santonella » 28 nov. 2018, 21:37

Bonsoir Ritalea,

Je trouve aussi que tu progresses beaucoup dans l'analyse de ta difficulté maternelle. Je te trouves de plus en plus clairvoyante, plus posée aussi dans tes écrits. Oserais-je dire plus "zen"?

Tu sens le regard de ta mère sur toi comme si tu pouvais être rappelée à l'ordre à tout moment, comme si tu devais avoir son approbation pour pouvoir y aller. J'ai scruté moi aussi le regard de ma mère dès la naissance de mon fils. Contrairement à toi, je tenais (inconsciemment ou non parfois) à lui prouver que je pouvais être une TRES bonne mère pour mon fils. Il fallait que je sois à SA hauteur. Mais qu'est ce qu'une bonne mère? J'en faisais trop. Je ne m'écoutais pas, pleine d'attitudes maternelles artificielles. Mon fils avait les plus beaux vêtements, les plus beaux jouets, la plus belle chambre. Je le choyais à outrance mais j'étouffais car je n'étais pas moi. J'aurai aimé entendre "Tu as raison", "J'aurai aimé être capable de faire comme toi ma fille", "Tu es une bonne maman". Mais rien...Et puis avec le temps, le repos, la prise de recul, le lâcher-prise, j'ai enfin vu de l'amour dans ses yeux. Elle m'avait toujours regarder ainsi. Seul mon regard avait changé et cela avait TOUT changé.

Tu dis avoir besoin d'être guidée pour savoir qui tu es. Mais qui sommes-nous vraiment? Je n'ai pas la réponse à cette question. Je suis celle que je suis au moment ou je vis. Je suis plusieurs. J'aime, je n'aime plus. J'ai envie, je n'ai plus envie. Je suis grande, je suis petite. Ainsi va la vie...

Tu dis qu'a la musique, tu éprouves du plaisir et tu te demandes si c'est le bon. Prends le plaisir que tu ressens, quel que soit sa forme et dans le coeur de qui en toi il fait écho. On s'en fout! Tu éprouves du plaisir et c'est tout ce qui compte. L'exemple de Gama sur la pâte à modeler est un très bon exemple. Quand je joue avec mon fils, quand nous allons au cinéma, voir un spectacle, je ressens aussi du plaisir. Du plaisir de petite fille!
Ritalea a écrit : Mais je m'y sens comme une petite fille je crois… comme si c'était moi qui vivait ce cours de musique… je ne ressens pas de fierté maternelle, je ne ressens pas que je suis "au dessus" de ma fille sous entendu à l'observer à la regarder apprendre. Non je suis dedans aussi et on est plutôt comme deux copines qui découvrons et qui s'amusent, c'est pas vraiment mère-fille quoi :rouge:
Mais c'est super cette complicité! Comme deux copines, comme deux gosses! Tu me verrais jouer avec mon fils! On crie, on se chamaille comme deux enfants (nous sommes tous les deux très mauvais perdants :] ).

"Quelque chose te manque et t'empêche d'aller de l'avant?"
Tu es en train d'apprendre à t'aimer Ritalea. C'est cet amour envers toi-même qui te permettra d'avancer. Tu es ton propre guide.
Ça viendra..parce que oui Ritalea tu es une belle petite fille, une belle femme et une belle maman.

Quand j'écris être libre d'être mère, c'est être libre déjà tout court des liens d'aliénation que j’entretenais avec mes parents. Le sentiment de ne plus être enfermée, "attachée" au regard de mes parents et des autres en général. C'est vivre, respirer pour moi et rien que pour moi. Etre libre d'être la mère que je veux, que je suis pour mon fils, sans le sentiment de faire moins bien que les autres. C'est m'autoriser à y aller, à sauter dans le vide, sans avoir peur.

Dès l'adolescence, j'avais l'intuition que je n'aurai qu'un enfant, un fils. La question d'une deuxième maternité ne s'est pas posée pour moi. La configuration à trois me convient. Pour moi, être maman, reste quand même une grande source d'angoisse. Avec plusieurs enfants, je crois que j'aurai eu le sentiment de ne plus pouvoir exister. J'aurai eu peur de me faire "avaler" par la maternité. Le schéma familial que nous avons choisi avec mon mari nous permet de vivre aussi pour nous, chacun de notre côté mais aussi à deux. Cela n'a pas été évident pour notre fils qui aux alentours de ses 5 ans réclamait souvent un petit frère (pas une petite soeur :) ) mais c'est passé.
Il n'y a pas de configuration familiale idéale car il n'y a pas de parent et d'enfant idéal. Nous assumons notre famille avec un enfant unique parce que oui il est vraiment UNIQUE :coeur:

Pensées et bravo pour tes avancées!
Enfin libre d'être mère.

Héra
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Re: C'est l'histoire d'une petite fille...

Message par Héra » 28 nov. 2018, 22:56

Sur la mausique je rejoint les autres...
Perso à la baby gym quand il faud lui montrer à faire l'elephant, une galipette ou que sais je encore ben enfait je fait un retour en enfance je me marre et c'est tres bien comme ca! Il est ravi d'avoir l'exemple et moi pour le temps du cours je retrouve les joies simples de mon enfance et j'assume :-p
Ben quoi c''est vrai non????
:ange:

Plus sérieusement je pense que tu avances dans ta réflexion et que des choses se mettent en place. C''est long trop long evidemment mais prends le temps qu'il te faud et soit fiere des réussites et à mes yeux ce cours de musique en est une puisque tu passes un bon moment AVEC ton enfant...
A peluche
Plein de bonnes ondes de par ici
Héra

ritalea
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Re: C'est l'histoire d'une petite fille...

Message par ritalea » 11 déc. 2018, 20:59

Santonella a écrit :
28 nov. 2018, 21:37
Quand je joue avec mon fils, quand nous allons au cinéma, voir un spectacle, je ressens aussi du plaisir. Du plaisir de petite fille!
Oui ton plaisir est petite fille mais tu te sais et tu te sens désormais et aujourd'hui mère et femme.
Moi, cela me fait basculer dans ce précipite toujours présent sous mes pieds: cette envie de me laisser aller à ce que je suis au fond, à ce que je ressens au fond, à ce que j'ai envie au fond: être une petite fille. Ou plutôt avoir le droit de me laisser aller à être une petite fille et me laisser bercer, porter, en toute confiance et en toute sécurité.

Dans le salon, hier, ma fille avait dans ses bras "mon" nounours. Celui que j'ai gardé longtemps, en fait que j'ai toujours gardé dans mon lit. Et bien je ressens une énorme douleur à chaque fois qu'elle le prend, qu'elle l'a dans les bras. Et c'est assez symbolique de ma DM tout ça. C'est MON nounours et je ne veux pas lui donner, je ne veux pas céder ma place, je ne veux pas ne plus exister. Car c'est ainsi que je ressens les choses :gene2: :(

Je suis mal depuis trois semaines. Terriblement mal. J'ai l'impression de fleurter avec des sensations étranges...Et je crois que c'est la fusion avec ma mère... En fait, je ne fais aucune distinction psychique et corporelle entre elle et moi. Et ceci depuis toujours. Elle est moi, je suis elle. Je ressens ce qu'elle ressent, comme des vases communiquant. Je ne sais pas ce qui m'appartient ce qui me délimite... Ma psy me dit que si je n'avais pas eu mes deux points d'ancrage solides qui sont mon père et ma grand mère paternelle, la relation que j'ai avec ma mère, aurait pu me faire sombrer dans la psychose ... :-| :|

Quoiqu'il en soit, je ne sais pas comment m'en sortir. Car ma fille c'est moi. Clairement. Et je n'y peux rien. Je n'ai pas attendu qu'elle naisse, ni de la voir, pour m'en persuader. C'est ce que j'ai toujours ressenti. Ce bébé étranger c'était moi. Et moi, le vrai moi, le moi petite fille n'existait plus, et moi j'étais, je suis devenue ma mère. C'est fou hein? Pourtant c'est profondément ce que je ressens :/ :(

Je regarde quasiment en boucle les vidéos de moi petite. Pour tenter de comprendre, de trouver des réponses, de voir les loupés, de voir qui je suis... Je me suis toujours sentie à l'extérieur de moi. En présence de ma mère c'était décupler. Toujours aux aguets, sur le qui vive de comment elle se sentait, comment je la sentais. Pour me protéger, pour être en alerte en permanence. Du coup j'ai l'impression que le noyau n'a jamais été à l'intérieur de moi, n'a jamais été nourri, arrosé et n'a jamais grandi, fleuri. Ce noyau il est en permanence à l'extérieur.

Le mettre à l'intérieur c'est arrêter d'être en alerte. C'est ne plus faire attention à comment se sent ma mère. Mais c'est impossible pour moi car j'ai fonctionné comme ça toute ma vie, et malgré la souffrance, j'en ai besoin. C'est ma manière d'être en lien avec elle. J'ai besoin de ce lien.

Quand je regarde ces vidéos de moi petite, de moi plus grande, a tout âge finalement, il y a toujours cette sensation d'alerte qui est là. Ce faux semblant, cette vigilance. C'est épuisant. Mais surtout quand je fais quelque chose, je ressens ma mère derrière la caméra son humeur, ce qu'elle exprime et ce qu'elle ressent. Ce qui a toujours été chez elle, de manière inconsciente, en totale contradiction: son rôle de mère et ce qu'elle est.
Bref, je ressens cela. Et quand "ma fille" fait des choses je ressens les mêmes effets. J'écris "ma fille" ainsi car je ne l'ai que très rarement ressenti ainsi. La plupart du temps, elle est mon double, ou moi, ou ma mère, enfin un peu tout à la fois.

Quand je suis prise dans ma souffrance, je n'ai aucun recul, aucun raisonnement possible. Je VIS le truc. Je ne suis pas dans le présent, je suis dans le film du passé avec ma mère je te jure: quand ma fille vient nous rejoindre le dimanche matin dans le lit, c'est moi qui vais rejoindre ma mère, la sachant déprimée, et sachant que cette nouvelle journée allait encore lui couter un effort surhumain pour se lever, pour faire semblant de vivre. Et bien moi quand ma fille vient les dimanches matins dans le lit, c'est cela que je ressens: cette angoisse profonde que je ressentais enfant, et je mets, de manière presque automatique, à mimer ma mère moi aussi, à faire genre alors que cette nouvelle journée va aussi me couter. Tout est mélangé.

Bref c'est la souffrance quoi.

Santonella
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Re: C'est l'histoire d'une petite fille...

Message par Santonella » 05 janv. 2019, 19:37

Bonsoir Ritalea,

Je souhaite que cette année à venir soit la plus apaisée possible pour toi et celle que tu deviens jour après jour :coeur:

Quand je lis ton dernier message, tu décris très bien à quel point tout au long de ta vie, et en particulier pendant ton enfance, tu t'es sentie à l'extérieur de toi-même, canalisée par les émotions de l'autre et notamment celles de ta mère. Je pense que ton père et sans doute ta grand-mère paternelle ont joué un rôle de barrière psychique, de cadre, ce qui t'a permis de te laisser être toi, enfant, sans te projeter dans l'autre, d'être sécurisée. Ta mère semblait être ailleurs et tu as essayé de la rejoindre...psychiquement. Mais tu ne sais toujours pas où elle était où alors tu t'en doutes.

J'ai ressenti cela moi aussi : le sentiment d'être une éponge, la difficulté à cloisonner ce qui lui appartenait (à ma mère) et ce qui m'appartenait. Cela à duré longtemps jusqu'à ma DM où je l'ai éjectée de ma vie, violemment, jusqu'à la laisser de nouveau entrer à ma façon.

Je ne sais pas si tu connais l'analyse transactionnelle, je t'invite à t'y intéresser. C'est toujours par ce biais que j'analyse mes sentiments, mes émotions. C'est une méthode de compréhension des situations de la vie, qui m'aide pour ma part à faire le tri, à comprendre. C'est mon support de thérapie avec ma psychologue que je vois toujours régulièrement. Par ailleurs, elle m'a aidé à pratiquer la relaxation-méditation et c'est grâce à cela que j'ai pu me recentrer sur moi-même. Je pense que c'est quelque chose qui pourrait t'aider à t'ancrer dans le présent, à t'intérioriser. C'est un conseil...

Je pense à toi, même si mes écrits ne sont pas réguliers. Tu n'es pas seule :coeur:
Enfin libre d'être mère.

ritalea
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Re: C'est l'histoire d'une petite fille...

Message par ritalea » 08 janv. 2019, 17:06

Santonella a écrit :
05 janv. 2019, 19:37
Je pense à toi, même si mes écrits ne sont pas réguliers. Tu n'es pas seule
Merci d'être toujours là, présente dans tes réponses, ça compte énormément pour moi :coeur: Je te souhaite également une belle année 2019, qu'elle t'épargne la peine et la douleur et qu'elle t'offre des jolis moments de vie.
Santonella a écrit :
05 janv. 2019, 19:37
Je pense que ton père et sans doute ta grand-mère paternelle ont joué un rôle de barrière psychique, de cadre, ce qui t'a permis de te laisser être toi, enfant, sans te projeter dans l'autre, d'être sécurisée. Ta mère semblait être ailleurs et tu as essayé de la rejoindre...psychiquement.
Qu'est-ce que tu vises juste… barrière psychique oh ça oui, me permettre d'être moi, oui avec mon père et ma grand mère j'ai pu l'expérimenter et grâce à eux je suis restée ancrée. Se projeter dans l'autre c'est tout à fait! Oui je voulais la rejoindre ma mère.


Ce qui est dingue c'est qu'en devenant mère, je suis ma mère, dans mes sensations, dans mon imagination je ressens comment je la sentais, je ne sais plus ce qui est à moi de ce qui est à elle. Ce sont les vases communiquant. Ma psy m'a orienté vers de l'hypnose, je devrais débuter bientôt. Je ressens ce besoin de me laisser aller en toute sécurité pour plonger dans ces sensations, dans mon passé, de mimer, d'expérimenter pour ensuite espérer d'y régler mais j'ai aussi peur de ne jamais "revenir", je sais ça peut paraitre ouf mais c'est ce que je ressens...

Santonella a écrit :
05 janv. 2019, 19:37
Cela à duré longtemps jusqu'à ma DM où je l'ai éjectée de ma vie, violemment, jusqu'à la laisser de nouveau entrer à ma façon.
Aujourdh'ui, dois tu encore faire des efforts pour t'en protéger? ou c'est réglé?

Santonella a écrit :
05 janv. 2019, 19:37
Je ne sais pas si tu connais l'analyse transactionnelle, je t'invite à t'y intéresser. C'est toujours par ce biais que j'analyse mes sentiments, mes émotions. C'est une méthode de compréhension des situations de la vie, qui m'aide pour ma part à faire le tri, à comprendre. C'est mon support de thérapie avec ma psychologue que je vois toujours régulièrement. Par ailleurs, elle m'a aidé à pratiquer la relaxation-méditation et c'est grâce à cela que j'ai pu me recentrer sur moi-même. Je pense que c'est quelque chose qui pourrait t'aider à t'ancrer dans le présent, à t'intérioriser. C'est un conseil...
L'analyse transactionnelle je connais que de nom, je vais regarder de plus près, merci.
La relaxation-méditation me parle énormément, je n'en ai jamais pratiqué mais par contre un besoin de recentrage c'est exactement ce que j'ai besoin de travailler.
J'avais commencé un peu, mais je n'y arrivais pas. Ou plutot c'était violent pour moi. Je l'avais fait auprès d'un professionnel spécialisé et dès qu'il m'invitatit à m'ancrer dans son fauteuil, juste à me concentrer sur ma respiration, j'avais des flashs de ma mère, un vent de panique sous les yeux, une sensation de menace, ma mère était menacée et je ne pouvais pas me permettre de rester tranquille sans rien faire. En gros c'était ça, alors je me remettais en mouvement et je n'arrivais plus à me recentrer;

Défusionner, se différencier, se dire "ça ça appartient à ta mère et tu n'as aucune responsabilité à avoir" c'est dur parce que quelque part ce n'est pas vrai, en tout cas ce n'est pas ce qu'on m'a laissé croire tout ce temps alors c'est dur. Et puis il n'y a pas que ça. Sentir ma mère en insécurité, je ne pouvais pas me sentir moi sécurisée, faire genre ce n'est pas mon problème ça ne m'empêche pas de dormir. Moi ça me paniquait alors je préférais me mettre en action.


Ce qui m'est difficile c'est que malgré des prises de conscience, le temps et la thérapie, je ne suis toujours pas libérée. J'ai toujours peur. Peur de ma fille, peur de cet enfant dans ma vie car j'ai cette impression de ne plus pouvoir être moi. J'ai peur tout le temps et c'est très dur. Je crois que jamais je pourrais me sentir légère et libre en étant mère. Ca voudrait dire "fuck le regard de ma mère" mais ma fille vient comme me rappeler en permanence ce regard comme si elle était là à m'observer comme moi j'observais ma mère. Cet effet miroir ne me quitte pas :/

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