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Travail de fin d'études de puéricultrice

Journalistes - Professionnels - Etudiants
marionette42
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Travail de fin d'études de puéricultrice

Message par marionette42 » 12 août 2013, 14:27

Bonjour à toutes et à tous,
Je suis actuellement étudiante puéricultrice et j'effectue mon travail de fin d'études ( "mémoire") sur la difficulté maternelle.
Je recherche plus spécifiquement à savoir comment, en tant que puéricultrice, peut on reconnaître le plus précocement possible les signes de la difficulté maternelle précoce en maternité?
Quels sont les signes que vous ressentez ou avez ressenti les premiers jours ?
Pensez vous que la sensibilisation par des livrets distribués à la maternité ( en pré ou postnatal) avec des explications serait pertinente?
Ainsi que des réunions de sortie?...
Bref, j'ai besoin de votre aide afin de pouvoir apporter la mienne à toutes ces mères par la suite.
Mon intérêt est de pouvoir les entendre et les soutenir dans leur souffrance, leur "tremblement" à leur prémices et de les accompagner dans leur "devenir mère".
Je vous laisse mon adresse mail afin que l'on puisse communiquer par message privé : marionette42@orange.fr.
En vous remerciant par avance.

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Lolalilou
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Re: Travail de fin d'études de puéricultrice

Message par Lolalilou » 17 août 2013, 14:16

Je pense que tu peux avoir autant de réponses que de maman qui posterait ici.

En ce qui me concerne le premier signe a été le sentiment de n’éprouver aucune joie malgré la naissance de mon fils, de le voir comme un inconnu à découvrir.


Ensuite ça a été les crises de larmes quotidiennes.

Et enfin le fait d’être dépassée, de penser que tout, absolument tout me parait insurmontable et que je n’arriverai jamais à gérer.

Ce sentiment de ne pas me sentir mère du tout… sans forcément en expliquer les raisons.

Pour être allée à la PMI et avoir vu une puéricultrice, je pense que la première chose qu’elle voit c’est l’état dans lequel on arrive et ce qu’on dit. La première fois j’étais en larmes car l’allaitement me posait soucis, la seconde fois, j’étais toujours en larmes car j’avais le sentiment que rien n’allait.

C’est tout ce qu’il lui a fallu pour percevoir mon mal être. Je lui ai dit avoir besoin de soutien, de pouvoir évacuer ce que je ressens car j’ai l’impression de ne pas être « normale ». Elle m’a donné une adresse d’un lieu d’échanges entre parents et futurs parents qui sont animés par des infirmières psy, psychologues. J’ai RDV la semaine prochaine.

Dans la maternité où j’ai accouché, nous avons eu une réunion de sortie, à nous expliquer quoi faire avec bébé à la maison… c’est de la théorie… quand tu rentres chez toi, tu te sens bien seule malgré tout et là il faut que tu fasses et personne n’est là pour te rassurer (contrairement à quand tu es à la mat) et tu te dois de faire. Tu te prends pour wonder-woman à tout faire et à surtout ne pas flancher, même si intérieurement tu flanches, mais tu ne le dis pas, tu ne le montres pas… et au fil des jours c’est l’épuisement et là c’est le début de la descente… en tout cas pour moi ça a débuté ainsi…

Ce qui a été bénéfique pour moi c’est qu’à la mat lors de cette réunion ils nous ont donné les coordonnées d’une association qui aide les mamans en difficultés face à l’allaitement et un site à consulter avec des plaquettes à télécharger sur si l’enfant pleure, s’il s’est brûlé, s’il est constipé… pour savoir quoi faire.
L’assos en soutien à l’allaitement m’a été d’une aide précieuse.
Maman j'ai besoin de toi Maman amour aime-moi Maman prends-moi dans tes bras Maman amie aide-moi. » Gérard Lenorman

bbdamour1989
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Re: Travail de fin d'études de puéricultrice

Message par bbdamour1989 » 22 août 2013, 11:37

pour ma part sa a commencer pendant la grossesse impossible de m imaginer la vie a 3 une peur bleue de voir mon enfant plus l echeance approchait plus je regrettais d etre enceinte et redoutais la rencontre
puis lors de mon accouchement il m a ete impossible de le prendre dans mes bras a la sortie de mon ventre c est donc le papa qui a fais le peau a peau*
alors oui il devrait y avoir dans TOUTE les maternités des affiches et pouvoir aider les mamans ou les futures mamans en detresse
j ai été stupide de penser que je ne pourrais pas l aimer car avec le temps il est devenu irremplacable a mon coeur Stahn
Thomas mon bébé pansement de la maternité pourtant un BABI
Hugo Une fin de grossesse difficile moralement fini en déclenchement

JULIETTE
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Re: Travail de fin d'études de puéricultrice

Message par JULIETTE » 15 oct. 2013, 12:59

marionette42 a écrit :Bonjour à toutes et à tous,
Je suis actuellement étudiante puéricultrice et j'effectue mon travail de fin d'études ( "mémoire") sur la difficulté maternelle.
Je recherche plus spécifiquement à savoir comment, en tant que puéricultrice, peut on reconnaître le plus précocement possible les signes de la difficulté maternelle précoce en maternité?
Quels sont les signes que vous ressentez ou avez ressenti les premiers jours ?
Pensez vous que la sensibilisation par des livrets distribués à la maternité ( en pré ou postnatal) avec des explications serait pertinente?
Ainsi que des réunions de sortie?...
Bref, j'ai besoin de votre aide afin de pouvoir apporter la mienne à toutes ces mères par la suite.
Mon intérêt est de pouvoir les entendre et les soutenir dans leur souffrance, leur "tremblement" à leur prémices et de les accompagner dans leur "devenir mère".
Je vous laisse mon adresse mail afin que l'on puisse communiquer par message privé : marionette42@orange.fr.
En vous remerciant par avance.

Bonjour ,marionnette 42
Nous demandons chez maman blues depuis des années , qu'une prévention soit mise en place en maternité et ailleurs ,,
par des livrets bien sur , çà pourrait etre évoqué aussi pendant les groupes de préparation a la naissance ,
aussi après le retour a la maison, tout est utile car en fait la difficulté maternelle peut survenir a différent moment de la grossesse ,, pendant , toute suite après l'accouchement , plusieurs jours semaines après , voir mois toute la première année qui suit la naissance donc une maman peut aussi faire une dm six mois après ,, la naissance ,
comme il n'y a pas de profit type çà passe bcp par la prévention, et celle ci devrait etre faite largement , a tout moment ,
dont la maternité , ainsi que l'attenton que les pros doivent porter a chaque femme , etre attentive , prendre le temps de demander a la maman comment elle se sent ,ne pas juger les choix ne pas mettre la pression sur ceux ci ( je parle du choix d'allaitement ou pas ,) , certaines parleront pas toutes ,, donc important de repartir avec un petit livret ou cas ou ,la prévention dans la plupart des maternités en tout cas c'est le refus de mettre des plaquettes d'info a disposition des mamans , sous pretexe que çà déclencherait des dm a tour de bras ,,c'est la difficulté a laquelle nous nous heurtons depuis longtemps
d'autres part les séjours étant de plus en plus courts il est difficile parfois pour la maman d'arriver a avoir le temps de dire ,,et aux personnels de le voir ,,la dm ne se voit pas , elle se cache souvent au plus profond des mères , honteuses de leur état ,,
il ne s'agit pas d'une maladie mais bien de quelque chose d'invisible ,, le dialogue , l'écoute etant a mon avis l'attention première dont les femmes doivent bénéficier
Pour répondre a ta question concernant les coordonnées des professionnels ,( sur autre rubrique ) nous ne pouvons les diffuser ni les communiquer en dehors des mamans .
Bien cordialement
Juliette

marionette42
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Re: Travail de fin d'études de puéricultrice

Message par marionette42 » 16 oct. 2013, 20:19

Merci pour votre aide et vos témoignages.
J'ai axé mon projet professionnel autour de la prévention précoce et les actions que nous pouvons, en tant que puéricultrice, mettre en place. En tous cas, je serais une puéricultrice, sensibilisée par la difficulté maternelle grâce à votre site.
Bonne continuation.

JULIETTE
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Re: Travail de fin d'études de puéricultrice

Message par JULIETTE » 18 oct. 2013, 08:49

OUI et c'est formidable d'y etre sensibilisée ,,
j'ai oublié l'entretien du quatriéme mois qui doit etre aussi une possibilité pour la future maman de parler d'elle ,, de ses émotions,, de ses craintes ,, et pas seulement de des nausées,, :mrgreen: ;)
bonne continuation a toi aussi ,

Ylana
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Re: Travail de fin d'études de puéricultrice

Message par Ylana » 31 oct. 2013, 12:14

J'imagine que ton mémoire est déjà rendu à l'heure qu'il est, ou du moins rédigé. Je tiens tout de même à t'apporter mon témoignage de maman en espérant qu'il t'aidera à protéger d'autres mamans de la descente aux enfers.

Il est compliqué de savoir comment et à quel moment intervenir pour éviter à une jeune maman de plonger. Car si l'on en parle trop tôt, on risque d'être pris pour un oiseau de malheur et d'être ignoré.
Personnellement, pendant ma grossesse, je trouvais mon état tellement magnifique que je n'aurais jamais laissé personne me gâcher l'évènement en me racontant du négatif. J'étais tellement convaincue que le moral allait tout faire et qu'en tant qu'aînée de famille nombreuse j'allais forcément bien vivre accouchement et maternité que je n'aurais pas eu d'oreille pour la prévention.
Même une affiche placardée à la maternité n'aurait pas du tout été parlante, je ne l'aurais probablement même pas remarquée car après l'accouchement on est souvent dans un état second fait de sensations de choc (surtout si la naissance s'est mal passée), d'excitation et d'accaparement (beaucoup d'informations à la fois, de choses à faire, et bébé qui sollicite en permanence!). On est tellement abreuvés de courriers, de guides et de conseils normalisateurs qu'on n'y prête pas forcément attention, une fois rentrée à la maison. Et puis on est vite débordée par le bébé.

Je n'ai pas réalisé que je plongeais car je ne disposais d'aucune jauge qui m'aurait permis de comprendre que j'avais dépassé le stade normal de mal-être post-partum. C'est seulement au bout de 8 mois que j'ai pris du recul et demandé de l'aide, et encore, timidement. Beaucoup de mamans ne savent pas formuler le problème. On leur dit que c'est dur, que c'est comme ça, alors elle ne croient pas leur situation anormale, bien qu'elles n'en puissent plus.

Donc en ce qui me concerne, ce n'est ni affiche, ni prospectus qui aurait pu m'aider, mais quelqu'un d'attentif et de bienveillant. C'est donc en 1ère ligne le corps médical qui doit être sensibilisé, selon moi. Car après une naissance, les rendez-vous se multiplient: pédiatre, kiné, médecin généraliste, gynéco, pour ma part également dermato (crises d'eczéma aigües) et gastro-entérologue (fissure anale due à l'accouchement)...etc. Même le personnel d'une "maison verte" que j'ai fréquentée n'a pas réagi.

Peut-être qu'il aurait fallu la visite à domicile d'une bénévole ou d'une puéricultrice sensible au problème, et encore... Je crois que j'aurais eu peur qu'un rapport soit fait aux services sociaux sur l'état de désordre de mon appart et sur mon état de nervosité et d'épuisement qui gâchait ma relation avec le bébé. J'aurais eu peur d'être prise pour un cas social et qu'on s'intruse dans ma vie pour me juger ou pire, qu'on me prenne mon enfant. Je n'ai vu du secours nulle part, même pas de ma famille qui de toute façon habite loin. Une professionnelle à domicile aurait peut-être remarqué que je ne quittais pas mon canapé, que mon mari m'aidait peu, que mon corps me faisait extrêmement mal, que tout me semblait insurmontable et que la vie avait perdu ses couleurs, que mon bébé n'était plus ce bonheur tant attendu mais un calvaire, que je n'arrivais plus à fermer l’œil tellement je craignais la torture d'être arrachée au sommeil par les pleurs de mon fils, que je ne prenais plus 1sec pour moi car mes journées "de service" allaient déjà de 3h du matin à 23h, que je rêvais de me faire hospitaliser pour qu'on prenne soin de moi et pour trouver un peu de répit, que je ne voyais aucune issue.
Pour ce qui me concerne, c'est une présence humaine de confiance qui aurait pu me sauver. Je ne sais pas s'il existe des visites de bénévoles chez les jeunes mamans, car en maternité ça peut être encore trop tôt pour déceler la difficulté maternelle. Toutefois je dois dire que la violence de mon accouchement aurait pu éveiller la vigilance, mais ça n'a pas été le cas. Je pense qu'aller voir les mamans dans leur quotidien ou au cours d'une ballade avec bébé peut être une bonne piste.
En tout cas bravo pour ta démarche.

guérir
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Re: Travail de fin d'études de puéricultrice

Message par guérir » 02 nov. 2013, 22:48

Merci du fond du coeur pour ton témoignage Ylana. Je viens de rencontrer un médecin. Il me disait comme toi qu'il s'interrogeait sur l'information donnée aux mamans. Il semblait me dire "trop d'informations tue l'information". Les mamans seraient noyées sous un flot d'informations.
Ce qui est essentiel est ce que tu soulignes très bien et très clairement : l'empathie, l'accueil bienveillant, non jugeant, l'écoute, l'attention à l'autre.
J'ai le sentiment très profond qu'il faut que les professionnels entendent nos témoignages. D'où l'idée de faire entendre nos voix dans les lieux de formation (sages-femmes, gynécos...)
Mais nous ne pouvons pas faire l'impasse sur l'information pour les professionnels mais aussi pour la société toute entière qui continue à nier ce remaniement psychique qui s'opère pour la femme lors de la naissance d'un enfant.
Quand j'étais au fond du gouffre, l'infirmière puéricultrice est passée chez moi. Elle n'a rien vu, rien su de mon mal-être.
Qu'est-ce qui aurait pu faire que je brise le douloureux silence dans lequel j'étais enfermé ?
Peut-être qu'elle ouvre une porte ? Qu'elle me pose des questions sur moi et non pas uniquement sur mon bébé ? Qu'elle se penche sur ce que je vivais moi intérieurement ?
Il y a tant à faire encore autour de la DM.

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Lolalilou
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Re: Travail de fin d'études de puéricultrice

Message par Lolalilou » 03 nov. 2013, 14:05

Je ne sais pas s'il existe des visites de bénévoles chez les jeunes mamans, car en maternité ça peut être encore trop tôt pour déceler la difficulté maternelle.

Je suis assez d'accord. Moi la maternité, quand j'ai commencé à me sentir mal au bout du 3ème jour, tout me semblait normal : le baby blues ça va passer... Ok
Je rentre à la maison... ça passe pas... c'est le contre coup de la maternité ça va passer... ok
15 jours après ça ne va toujours pas, je pleure constamment : c'est l'allaitement et les nuits trop courtes, ça va passer... ok

Les choses ne passant pas et il faut se rentre à l'évidence : je ne vais pas bien et se sentir malheureuse tout le temps et pleurer constamment n'est pas un état "normal" qui va passer comme ça sans rien faire. Je suis une maman en difficulté, qui n'est pas heureuse et épanouie dans ce nouveau rôle,dépassée et angoissée face à ses nouvelles responsabilités. J'ai besoin d'aide.

Moi à l'inverse c'est la puéricultrice qui m'a sauvé. Peut être que travaillant dans un service de protection de l'enfance, je n'ai pas eu cette crainte qu'on allait me prendre mon enfant, je savais que la PMI était là pour AIDER et SOUTENIR. Du coup, je n'ai pas hésité à la solliciter, la contacter par mail, par téléphone, elle est venue à la maison, j'allais la voir chaque vendredi quand j'allais faire peser mon fils. D'ailleurs j'allais plus à la PMI pour discuter, échanger que par crainte que mon fils ne prenne pas de poids. La pesée était l'excuse en fait.
Mais cette puéricultrice a été vraiment géniale, à l'écoute, présente, aidante, rassurante.


Ce qui m'aurait davantage aidée, c'est de savoir que cet état de mal être en fait est normal, que d'autres mamans le vivent également. Car au début j'avais la sensation d'être la seule au monde à ne pas être heureuse d'être maman, ce qui amplifiait mon sentiment d'être une mauvaise mère et qui ne faisait qu'aggraver ma culpabilité... :triste1:
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weshallovercome
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Re: Travail de fin d'études de puéricultrice

Message par weshallovercome » 04 nov. 2013, 14:14

Merci à vous toutes pour ces échanges passionnants (dommage que le mémoire soit fini :diable: )
si l'on en parle trop tôt, on risque d'être pris pour un oiseau de malheur et d'être ignoré.
Ce n'est pas faux Ylana. Mais en même temps, avoir entendu dire que ça peut arriver, même si sur le moment on se dit "pas à moi", peut aider le jour où on prend conscience que quelque chose cloche.
Toi et Guérir, je vous rejoins chaleureusement sur l'importance de sensibiliser les professionnels de la santé très largement, c'est-à-dire tous ceux qui interviennent autour de la naissance auprès de la maman et/ou du bébé, de façon à ce qu'ils sachent avoir une écoute bienveillante, qui facilite la sonfidence (la suscite presque car comme tu dis on n'autocensure beaucoup et on a un mal de chien à verbaliser), et délivrer des conseils appropriés, plutôt que de minimiser avec des "c'est comme ça pour tout le monde, ça va passer". C'est à ça que servent nos "plaquettes vertes"...
Des bénévoles de MB qui viendraient visiter des jeunes mères à l'hôpital ou à domicile ? euh, nous ne sommes pas tellement outillées pour ça; et est-ce souhaitable ? certaines seraient demandeuses, mais d'autres préfèrent l'anonymat de l'écran; en outre, il importe d'éviter des confusions possibles entre bénévoles et soignants (une bénévole n'aurait aucune compétence pour "déceler une DPP" par exemple).
Du reste ,dans les premiers jours, il peut très bien ne rien se passer d'inquiétant. On peut aussi traverser un baby-blues, qui se dissipe assez rapidement de lui-même ou avec un accompagnemant spécifique. La détection de la DM dans cette période, même par des pros, me paraît délicate; en revanche, un accompagnement et une écoute appropriés à ce moment-là me semblent de bons outils de prévention.
Pour ma part, je n'ai pas eu de baby blues. Dans les premiers jours, j'étais assez en forme (un peu de désorientation sans plus). La DM s'est installée progressivement et sournoisement dans les semaines qui ont suivi; nul n'aurait pu le prévoir je crois.
Les puéricultrices de PMI, celle qui est venue chez moi (sur proposition d'une assistante sociale que j'étais allée voir à propos des nounous mais qui a "flairé" un ressenti douloureux entre mon bébé et moi), comme celles qui m'ont reçue au dispensaire, m'ont été très secourables, parce qu'elles m'entendaient sans que j'aie besoin de m'expliquer et me disaient ce que j'avais besoin d'entendre, notamment "tu es à la hauteur avec ton bébé".
Tristan, outre que mon vécu ressemble au tien sur ce point, je suis en accord avec toi sur l'idée qu'il faudrait en finir avec les préjugés sur la PMI "voleuse d'enfants" ou "fouineuse". Toutefois, malheureusement, certaines bluesnautes ont rapporté des comportements soupçonneux totalement déplacés de la part de certaines puéri de PMI. Espérons que ce ne soient que des résidus.
"une maman qui te ressemblerait" William Sheller

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