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La naissance de mon fils, moi et mes souffrances...

MC
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Re: La naissance de mon fils, moi et mes souffrances...

Message par MC » 22 juin 2015, 16:30

Coucou Vivre,
« si ma psy me propose de prendre des AD c'est qu'elle considère que je n'ai pas les armes pour avancer !? »
Non non, surement pas Vivre, c’est a mon avis qu’elle pense que les AD peuvent te permettre de mieux vivre ton quotient. Comme le dis Wesh, je suis sous AD, sans eux je n’aurais pas avancé comme aujourd’hui dans ma thérapie, ce n’est qu’une béquille, mais les armes ont les a !!!

« Un passage à vide n'est ni un échec ni une marque de faiblesse foncière. »
Oui dur de ne pas le considérer comme un échec parfois, mais je suis d’accord avec toi ;)

anouk12
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Re: La naissance de mon fils, moi et mes souffrances...

Message par anouk12 » 23 juin 2015, 10:00

Vivre a écrit :Bonjour les mamans,

Je viens de lire les messages sur le post d'MC, et ça me fait me dire que si ma psy me propose de prendre des AD c'est qu'elle considère que je n'ai pas les armes pour avancer !? Ça me donne l'impression que tout le travail que j'ai effectué n'a pas servi à grand chose. Me voit-elle comme quelqu'un qui chute ? Toutes ces questions me viennent à l'esprit...
Bref, je me rends compte que ça m'inquiète en fait.

Sinon, Wesh, je ne connaissais pas la loi de Murphy, je viens de me renseigner, intéressant...
Vivre, le plus simple est que tu poses la question directement à ta psy, que tu en parles avec elle et que tu lui dises ce que ça te fait...
Bisous

Vivre
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Re: La naissance de mon fils, moi et mes souffrances...

Message par Vivre » 23 juin 2015, 16:04

MC a écrit : Non non, surement pas Vivre, c’est a mon avis qu’elle pense que les AD peuvent te permettre de mieux vivre ton quotient.
oui, c'est sûr, c'est sûrement ça.
Les armes ont les a, oui mais alors moi ce que je veux c'est qu'on m'aide à y avoir accès et à les utiliser...enfin, je ne sais pas trop expliquer ce qui me dérange et me déstabilise dans cette proposition d'AD. Je pensais être sur la bonne voie et le fait qu'elle me propose ça me fait penser que je ne le suis pas.
Est-ce moi qui ne suis pas assez lucide sur ma situation ? Devrais-je penser que je peux y arriver en me donnant quelques coups de pied aux fesses, en modifiant certaines croyances et modes de fonctionnement, ou dois-je penser qu'il me manque quelque chose pour y arriver, que j'ai besoin d'un coup de pouce ? (Mais ce coup de pouce n'est pas anodin, si c'était simple je ne me poserais pas toutes ces questions d'ailleurs).
C'est peut-être ça qui me déstabilise, le fait de penser que ma psy pense que je ne suis pas assez "forte" pour m'en sortir.

Oui Anouck, je peux en parler à ma psy mais il y a 3 semaines d'écart entre les 2 rdv.

anouk12
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Re: La naissance de mon fils, moi et mes souffrances...

Message par anouk12 » 23 juin 2015, 16:48

Vivre a écrit :
MC a écrit :
C'est peut-être ça qui me déstabilise, le fait de penser que ma psy pense que je ne suis pas assez "forte" pour m'en sortir.

Oui Anouck, je peux en parler à ma psy mais il y a 3 semaines d'écart entre les 2 rdv.
Et si elle pensait plutôt que tu supportais bcq alors qu'av des AD, tu aurais la vie plus facile... Pour te soulager, pour prendre soin de toi...
Comme je te disais une fois, il y en a (medecins, psys, etc...) qui sont adepte des AD très facilement, ce que je veux par là dés qu'il y a certaines signes de souffrance (mais sans handicap) pour soulager et il y en a qui diront que c'est justifié qu'en cas de fort mal-être handicapant. Je ne permettrai pas de dire si tel ou tel pratique est plus louable qu'une autre (d'ailleurs j'en ai aucune idée lol), il faut faire en fonction de soi et de ses ressentis. Si tu sens que cette aide te ferait du bien, tu la prends. Si tu sens que tu n'en as pas besoin, pas envie, et bien tu prends pas ;). Tout en discutant de ça avec elle.

Vivre
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Re: La naissance de mon fils, moi et mes souffrances...

Message par Vivre » 23 juin 2015, 18:49

anouk12 a écrit :
Et si elle pensait plutôt que tu supportais bcq alors qu'av des AD, tu aurais la vie plus facile... Pour te soulager, pour prendre soin de toi...
Oui c'est exactement ça Anouck, c'est ce qu'elle m'a expliqué.

Mais alors je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi j'en supporte beaucoup, qu'est-ce que je ne veux pas lâcher...
Suis-je capable, sans aide chimique, de lâcher des modes de fonctionnement obsoletes, de mener la vie que je souhaite, d'être épanouie ?
Ce sont des questions que je me pose à moi-même.
Je sais bien qu'il n'y a que le temps qui pourra y répondre...ma psy trouve que ça fait déjà trop longtemps que je lutte.
Moi je ne sais pas, j'aimerais m'aider moi-même mais n'est-ce qu'une question de volonté, d'intention et/ou aussi de chimique dans le cerveau ?

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Re: La naissance de mon fils, moi et mes souffrances...

Message par anouk12 » 24 juin 2015, 09:35

Là difficile pour moi de te répondre, car je pense qu'il n'y a que toi qui peux savoir ce que tu es prête à endurer, à supporter et si ça vaut le coup.
Moi, par exemple, je suis sûre qu'effectivement je serai plus sereine avec un ttt, en tout cas que mes moments de mal-être seraient moins présent (des fois effectivement je me pose moi-même la question au pics les plus intenses). Mais je sais aussi que j'avance bcq plus depuis que j'ai arrêté mes traitements car je n'ai pas d'autres choix que d'y faire face et puis mon mal-être n'est pas handicapant tout le temps, juste par moment. Mais ça reste très personnel comme ressenti/choix et je ne sais pas si c'est le bon, peut-être que maintenant même avec un ttt j'avancerai encore plus vite. Mais c'est le choix que je choisis maintenant et pour le moment je ne le remets pas en cause... Après si mon mal-être empirait de manière significative, je réevalurai forcément la question ;)
Tout ça, pour dire que c'est ton choix et qu'effectivement on ne sait ce qui est le mieux/le plus adéquat...

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Re: La naissance de mon fils, moi et mes souffrances...

Message par weshallovercome » 24 juin 2015, 12:29

n'est-ce qu'une question de volonté, d'intention et/ou aussi de chimique dans le cerveau ?
A mon avis, aucun des deux en totalité :) il y entre aussi des techniques de déconstruction de croyances et de fonctionnement que seuls les (bons) psys peuvent nous permettre de mettre en oeuvre. Avec ou sans AD...
Anouk a exposé avec beaucoup de clarté la nature du choix "avec ou sans". A toi d'élaborer le tien :)
"une maman qui te ressemblerait" William Sheller

MC
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Re: La naissance de mon fils, moi et mes souffrances...

Message par MC » 24 juin 2015, 17:00

« Mais alors je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi j'en supporte beaucoup, qu'est-ce que je ne veux pas lâcher... »
Moi aussi je me pose cette question ainsi que ma psy d’ailleurs, car j’ai réussi à lâcher prise sur les AD (heureusement car dans certains cas on ne devrait plus se poser la question), mais j’essaie toujours d’aller jusqu’aux limites en diminuant mes cachets... Ma psy me dit souvent que je n’ai pas à supporter autant, je n’ai pas a subir…
Pour TON choix, il est bien personnel, toi seul peut savoir …

Vivre
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Re: La naissance de mon fils, moi et mes souffrances...

Message par Vivre » 26 juin 2015, 18:27

Merci pour vos réponses ! Je ne voudrais juste pas passer à côté de quelque chose, perdre mon temps, et j'espère que ce n'est pas le cas. Comme vous le dites, c'est un choix bien personnel et je pense que je vais continuer sans pour le moment, je ne suis dans une période "down" en ce moment aussi.

Sinon, quelque chose me tracasse pas mal ce soir, mon fils a reçu son évaluation, pour les apprentissages ça va, ça suit son cours mais dans les appréciations la maîtresse a noté qu'il fait beaucoup de bruit et gêne la classe "un changement radical est attendu pour le CE1". Je le sais déjà qu'il fait du bruit (tout seul), je ne tombe pas des nues, mais je ne vois vraiment pas comment l'aider. Quand il joue seul, il fait du bruit aussi...quand j'ai vu la maîtresse, elle a émis l'hypothèse que ça doit être pour éviter l'angoisse, la peur du vide et du silence, la seule "solution" apporter :"il faut qu'il grandisse". Toutes les maîtresses qu'il a eu se rendent bien compte qu'il ne fait pas exprès de faire du bruit, comme si c'était plus fort que lui...
Les larmes coulent un peu car là je me sens dans une impasse et impuissante.
Bien-sûr une petite part de moi se demande si c'est de la faute de notre histoire mais une plus grande part de moi pense que ça ne sert a rien de se demander ça.
Je me sens seule aussi car personne ne comprend quand je dis que mon fils fait beaucoup de bruit...

Vivre
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Re: La naissance de mon fils, moi et mes souffrances...

Message par Vivre » 27 juin 2015, 07:47

Bonjour !

En fait, assez rapidement apres vous avoir ecrit a propos de mon fils j'ai dédramatisé...je pense juste que si je ne peux pas l'aider concernant ces bruits et si ça pose problème je ferais peut-être appel à quelqu'un.

Autrement, depuis plusieurs jours je pense à un 2eme enfant, pas tout à fait de la même façon que les autres fois, de façon plus positive...je crois que c'est parce que je me sens plus sûre dans mon couple, je ne me pose plus la question de savoir si je suis avec la bonne personne (je ne sais pas si ce n'est qu'une période où si c'est ok), si c'est la bonne direction à suivre, mais je me dis plutôt que c'est moi qui décide de m'engager, que vivre c'est "prendre des risques", tout du moins prendre des décisions et agir, sinon on vivote comme je l'ai si bien fait pendant des années, en faisant du surplace ou pire, 1 pas en avant 3 en arrière
Je pense que je ne suis pas complète en tant que maman...je ne suis pas non plus complète en tant que femme mais je pense que je peux le devenir tout en repassant par la case "maman d'un enfant en bas âge".

Mon choix n'est pas assuré a 100% pour autant. Une question subsiste encore : est-ce de l'auto-sabotage de ne pas faire de 2ème enfant, comme ça je ne vais pas jusqu'au bout, j'ai l'impression de ne pas avoir construit une famille complète ?
Ou serait-ce plutôt de faire un 2ème enfant qui serait de l'auto-sabotage pour que je ne m'occupe plus de moi, que j'ai plus de difficultés à m'épanouir en tant que personne et femme ?
En fait, je crois que j'ai pas mal idéalisé le fait de devenir une femme épanouie aussi : envie de grandeurs, femme qui voyage, qui sait bien s'habiller, qui sait prendre soin d'elle, qui attire, qui a un métier enrichissant et plusieurs activités sympas à son actif, etc... Tout le contraire de ma mère en somme :langue3:
Je sais maintenant que je ne dois pas viser le contraire de ma mère mais que la vie est un cheminement où on apprend à faire avec nos forces et nos faiblesses.

Est-ce que je choisis de faire un 2ème enfant parce que c'est facile (dans la pratique et quand on est fertile) alors que je n'ai pas de plan d'action pour mener un autre projet ? Je sais bien que c'est à moi de répondre à cette question.

Le désir d'avoir une vie palpitante a du mal à me quitter, mais apparemment je ne sais pas faire, même si j'ai du temps devant moi.
En même temps, avoir un 2ème enfant peut être compatible avec le fait de faire des trucs palpitants, surtout quand l'enfant grandit...

Désolée, mon message est un peu décousu, je me parle à moi-même en même temps...

Il y a encore 2 parties en moi alors : celle qui peut se dire que le couple est un plus, que c'est une chance, celle qui veut continuer sa famille avec une fratrie, qui se dit qu'accueillir un 2ème enfant c'est avoir l'occasion d'accepter encore plus mes faiblesses et d'éventuellement m'autoriser à utiliser mes forces, qu'accueillir un 2ème enfant c'est pouvoir lui faire plein de câlins...
Et celle qui se dit que quand elle sera sur son lit de mort elle aimerait avoir fait des trucs de ouf, pas forcément être rentrée dans le moule (un mari, des enfants...). Celle qui se dit qu'elle va finalement peut-être s'embarquer dans une grosse galère, un truc dont elle n'avait finalement pas envie, qu'avoir un enfant en bas âge ça va peut-être encore la gonfler :triste1: , qu'elle ferait mieux de trouver un autre projet pour plutôt s'épanouir seule et/ou de rester dans une vie tranquille et tranquillement...

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