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Alice
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Message par Alice » 15 sept. 2013, 13:51

Bonjour,

Cela fait des mois que je viens lire le forum, que je peux y lire ce que je vis, ce que je ressens … J’ai très souvent voulu venir me présenter mais je n’ai jamais pris le temps.
Vous lire me suffisait, me permettait de relativiser, de voir que je n’étais pas seule avec ses émotions, de mieux comprendre ce que je ressentais et n’arrivais pas à exprimer.
Merci à toutes celles qui témoignent de leurs difficultés mais aussi de leur bonheur.
Merci à toutes celles qui soutiennent, encouragent, conseillent.


Je me présente enfin :
35 ans, 1er bébé de 5 mois, grossesse sans problème bien qu’un peu stressante et fatigante sur la fin, accouchement très difficile mais équipe médicale au top, ENORME fatigue, sentiment de solitude, incapacité à demander de l’aide, petites incompréhensions avec mon conjoint, acharnement (ou persévérance …) pour allaiter mais échec très très mal vécu et des pleurs, beaucoup de pleurs.
Je me demandais pourquoi j’avais un bébé, pourquoi j’en avais voulu un ; je me disais qu’il allait me gâcher ma vie. J’avais envie de fuir. J’étais incapable d’exprimer ce que je ressentais, de comprendre ce qui m’arrivait.
1 mois après la naissance, j’ai consulté un psy parce qu’on commençait à me dire que mon bébé allait être traumatisé par sa maman déprimée …Aussi parce que je ne pouvais pas continuer à pleurer chez moi toute la journée avec mon bébé sur les genoux …
1h/semaine pendant 3 mois et demi, à essayer de mettre en mot ce que je vivais et ressentais, à pleurer aussi beaucoup et pourtant c’est pas faute d’essayer de me retenir ! Mais j’ai le sentiment de n’avoir jamais vraiment réussi à parler au psy, à dire vraiment ce qui ne va pas … pas sûre de le savoir moi-même.

Aujourd’hui ça va mais … pas tant que ça en fait ...
Je sens une petite déprime, celle que j’avais avant la maternité qui venait me titiller de temps en temps, prête à revenir. Oh rien de grave ! Mais je voudrais enfin être légère, sereine …
J’ai la larme à l’œil, je me dis que c’est le manque de sommeil, la fatigue. Mais j’ai du mal à m’en convaincre. Je pense que je devrais entamer un vrai travail psy, pour en finir avec les moments de cafard... Je n’y arrive pas … encore.

Bébé va bien, plein de vie, souriant ... mais usant aussi :-/
Là, il est parti en balade avec son Papa, je vais en profiter pour faire une petite sièste ... :)

A bientôt

Nathalie2012
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Message par Nathalie2012 » 15 sept. 2013, 14:22

Bonjour Alice, bienvenue parmi nous. Un bébé chamboule tellement tout, nos repères, nos habitudes, et il "faut" ressentir du bonheur au yeux de tous. Tu as donc pu lire que tu n'étais pas seule à souffrir. Ici je trouve du réconfort, comme tu le dis, je me sens moins seule avec mes difficultés. J'ai deux enfants une petite de bientôt 4 ans et un bébé de 8 mois. Si tu parcours un peu mon post tu verras que devenir mère est très difficile pour moi. Ce site m'a aidé à supporter ma grossesse et à présent il m'aide à essayer d'avancer. Si tu sens que ce mal être est fort, essaie tout de même de voir un spécialiste, ou même ton généraliste si tu es en confiance.
J'espère que tu parviens à siester...
Nathalie

bbdamour1989
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Re: Présentation

Message par bbdamour1989 » 16 sept. 2013, 08:38

bonjour Alice bienvenue parmis nous
tout comme Nathalie moi aussi j ai souffert et souffre encore ici les mamans sont géniales tu trouveras du soutien
comment te sens tu maintenant dans ta relation avec ton bebe tu as toujours envie de fuir?? tu sens le liens qui est créé?
j ai été stupide de penser que je ne pourrais pas l aimer car avec le temps il est devenu irremplacable a mon coeur Stahn
Thomas mon bébé pansement de la maternité pourtant un BABI
Hugo Une fin de grossesse difficile moralement fini en déclenchement

weshallovercome
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Re: Présentation

Message par weshallovercome » 16 sept. 2013, 13:25

Merci pour ta confiance Alice :)
Tu ne vois plus de psy si j'ai bien compris. Aimerais-tu revoir le même (ou est-ce encore possible) ? ou plutôt un autre (peut-être conseillé par un professionnel de la santé en qui tu as confiance) ?
Car je crois comprendre que tu restes avec un sentiment d'inachevé, de mélancolie à bas bruit qui continue à traîner. Or l'aboutissement d'une thérapie, même s'il est toujours difficile de dire qu'elle est finie, c'est de basculer résolument côté bien-être, épanouissement et liberté intérieure ... Donc reprendre une thérapie, peut-être pas complètement centrée sur ta maternité d'ailleurs, pourrait te faire du bien :)
Je pense que je devrais entamer un vrai travail psy, pour en finir avec les moments de cafard... Je n’y arrive pas … encore.
Sais-tu exprimer ce qui est bloquant quand tu l'envisages ?
"une maman qui te ressemblerait" William Sheller

Alice
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Re: Présentation

Message par Alice » 16 sept. 2013, 15:14

Merci pour vos messages ; je vais essayer de vous répondre avec quelques autres pensées ; désolée pour le désordre …

La fin du week-end a été difficile ; depuis que j’ai repris le boulot, je me contente facilement de ne voir mon bébé que quelques heures. Du coup, les journées du week-end sont … longues.
Pour être objective, rien de vraiment difficile, c’est juste que je voudrais être tranquille je crois.
Il se réveille quelques fois la nuit en ce moment, et pour moi, impossible de me rendormir, du coup j’accumule de la fatigue. Pas bon pour le moral.
Et je n’arrive pas à siester … ça me fait penser un peu au début, quand je trouvais plus important de faire ménage/courses/cuisine que dodo en même temps que bébé.
Nathalie, j'ai commencé à lire ton post ... ça m'a fait sourire les réflexions que tu as eu sur ton choix de la césarienne pour ton accouchement. Mon bébé était en siège et j'ai accouché par voie basse ... j'ai eu aussi des réflexions... quand il s'agit de maternité, tout le monde se sent expert et à son idée sur la question, sur ce qu'il convient de faire ou de ne pas faire. Il faut être fort et/ou bien entourée pour rester sereine et faire selon sa conviction.

Je pense que ma relation avec bébé est bonne, mais en même temps je ne suis pas sûre de l’aimer vraiment. Mon mari me dit que si, que je m’en occupe bien et que ça se voit que je l’aime.
J’ai l’impression qu’il va bien, il est à l’aise et souriant avec tout le monde ; on se demande s’il a vraiment besoin de nous parfois. Par exemple quand on va le chercher à la crèche, il n’a pas vraiment de réaction particulière.

Weshallovercome, tu es de mèche avec ma psy ;) ?!
Tu as bien résumé le truc en tout cas !
Pendant les 3 mois où je l’ai vu, je n’arrivais pas vraiment à parler : les premières fois je pleurais et après je ne parlais pas forcément de ce qui me paraissait important ou je ne savais jamais quoi dire.
Elle m’a suggéré d’entreprendre un travail sur moi plus général parce que j’ai eu quelques moments de déprime avant et que du coup plus que la maternité qui pose problème, c’est ces mêmes questions qui reviennent …
Je l’ai vu récemment après 2 mois de coupure pour faire le point avant d’arrêter.
Le moral était au beau fixe quand je l’ai vu, et peut-être de savoir que c’était la dernière séance, après le début où je n’avais rien à dire, j’ai réussi un peu à lui parler… Au final, j’avais la gorge nouée et à deux doigts de fondre en larme comme au début. De toutes façons à chaque fois que j’y suis allée ou presque j’ai pleuré… sans savoir pourquoi en fait. Ca monte, parfois j’arrive à retenir et parfois non.
Du coup, je me dis que le problème est toujours là et je regrette presque de ne pas y retourner. Après je ne sais pas ce qui bloque, pas sûre que ce soit une question de personne, surement juste moi qui fais de la résistance

J’ai parfois l’impression de ne pas penser ou en tout cas de ne pas savoir ce que je pense réellement. Comme si mon cerveau était dans le brouillard. Après l’accouchement c’était pire, c’est pour ça que venir sur le site m’a fait du bien : mettre des mots sur ce que je ressentais.

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Lolalilou
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Re: Présentation

Message par Lolalilou » 16 sept. 2013, 22:40

Bonjour,

Alice a écrit : Je me demandais pourquoi j’avais un bébé, pourquoi j’en avais voulu un ; je me disais qu’il allait me gâcher ma vie. J’avais envie de fuir. J’étais incapable d’exprimer ce que je ressentais, de comprendre ce qui m’arrivait.
1 mois après la naissance, j’ai consulté un psy parce qu’on commençait à me dire que mon bébé allait être traumatisé par sa maman déprimée …Aussi parce que je ne pouvais pas continuer à pleurer chez moi toute la journée avec mon bébé sur les genoux …
1h/semaine pendant 3 mois et demi, à essayer de mettre en mot ce que je vivais et ressentais, à pleurer aussi beaucoup et pourtant c’est pas faute d’essayer de me retenir ! Mais j’ai le sentiment de n’avoir jamais vraiment réussi à parler au psy, à dire vraiment ce qui ne va pas … pas sûre de le savoir moi-même.
Si tu savais le nombre de fois où je me suis posée cette question : "qu'est ce qu'il m'a pris de vouloir être mère", à me dire qu'il y avait certainement des femmes faites pour être mère et que je ne devais vraiment pas faire partie de cette catégorie. Je me le dis encore d'ailleurs... Cette envie de fuir, je connais que trop bien. En ce moment j'aurai envie de coller mon fils chez une nounou, juste pour que ce ne soit plus moi qui doive supporter ces hurlements toute le journée. La seconde d'apèrs je regrette ces pensées et pourtant je les ai.
Idem, je passais mes journées à pleurer... je les passe encore quand le journées sont difficiles ; j'ai un petit braillard à la maison, alors je m'écroule quand il pleure trop.
Alice a écrit : Au final, j’avais la gorge nouée et à deux doigts de fondre en larme comme au début. De toutes façons à chaque fois que j’y suis allée ou presque j’ai pleuré… sans savoir pourquoi en fait. Ça monte, parfois j’arrive à retenir et parfois non.
Du coup, je me dis que le problème est toujours là et je regrette presque de ne pas y retourner. Après je ne sais pas ce qui bloque, pas sûre que ce soit une question de personne, surement juste moi qui fais de la résistance
Effectivement... parfois consciemment ou inconsciemment nous faisons de la résistance car ce qui pourrait "ressortir" de cette thérapie peut être extrêmement douloureux. Alors plutôt que de souffrir parfois on se retient de parler.
J'étais comme ça, jusqu'au jour où je me suis dit que pour avancer il fallait aller chercher au fond ce qui est douloureux. Si sur le coup certaines blessures remontent, sur le long terme ça apporte réellement un mieux être faut juste se sentir prêt à se livrer... parfois il faut laisser un peu de temps, ou un déclic !
Maman j'ai besoin de toi Maman amour aime-moi Maman prends-moi dans tes bras Maman amie aide-moi. » Gérard Lenorman

weshallovercome
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Re: Présentation

Message par weshallovercome » 17 sept. 2013, 13:10

Ah j't'assure, j'ai pas d'actions !!! :taré1: Ce que tu décris de ta brève psychothrapie me confirme cette forte impression d'inachevé. Tu écris "juste moi qui fais de la résistance", en fait les résistances involontaires peuvent être très fortes, même pendant les séances, et à mon avis c'est quelque chose de cet ordre qui limitait ton expression, qui te laissait sans mots quand l'émotion t'envahissait, qui t'empêchait d'aller au plus profond de ton ressenti (et le plus douloureux sans doute). Peut-être es-tu prête maintenant, ou le seras-tu bientôt ? Comme le dit Tristan avec une grande justesse (je la cite ci-dessous), la thérapie peut faire mal et c'est naturel de le redouter, mais les bénéfices en valent la peine.
Effectivement... parfois consciemment ou inconsciemment nous faisons de la résistance car ce qui pourrait "ressortir" de cette thérapie peut être extrêmement douloureux. Alors plutôt que de souffrir parfois on se retient de parler.
J'étais comme ça, jusqu'au jour où je me suis dit que pour avancer il fallait aller chercher au fond ce qui est douloureux. Si sur le coup certaines blessures remontent, sur le long terme ça apporte réellement un mieux être faut juste se sentir prêt à se livrer... parfois il faut laisser un peu de temps, ou un déclic !
Autre chose, trouver les weekends longs est un grand classique en fait ... ;-) ce n'est pas si facile de savoir quoi faire avec son bébé, ou d'en avoir envie; ça se tasse à mesure qu'on devient plus familière avec lui, qu'il diversifie ses activités ... et parfois faire des activités ensemble peut être très aidant.
C'est embêtant que tu ne parviennes pas à prendre du sommeil, la nuit ou en journée pour rattrapper la nuit :/ crois-tu que des plantes, des exercices respiratoires, des choses douces de ce genre, t'aideraient ?
Le doute et l'incertitude sur son propre ressenti envers le bébé, nous sommes beaucoup aussi à les avoir traversés. Bien s'en occuper ne veut pas forcément dire qu'on le fait avec la tendresse, l'enthousiasme et le naturel qu'on voudrait y mettre; certaines ont raconté qu'elles prenaient soin de leur bébé comme des nounous, voire comme des robots ... Pour ma part ça m'a fait du bien qu'on me dise, de l'extérieur : "ça se ressent que tu l'aimes" (dit par mon conjoint, des copines, mais aussi des professionnels); ça ne reposait pas seulement sur le fait que matériellement je prenais bien soin de lui, mais aussi sur des regards et des gestes dont je n'étais pas consciente, qui m'échappaient presque. D'ailleurs, de bébé vers maman, il y avait aussi des signes que je ne percevais pas ! La tendresse et l'affectivité sont là, seulement la difficulté maternelle nous en coupe, nous y rend insensibles. Peu à peu, elles affleurent, nous deviennent accessibles, perceptibles ... et là aussi, la thérapie aide :)
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Alice
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Re: Présentation

Message par Alice » 19 sept. 2013, 18:14

Merci Weshallovercome et Tristan pour vos retours.

Pour le psy, je ne sais pas trop quoi en penser … à part que vous avez sûrement raison ;)
Ca me surprend encore d’avoir fait la démarche d’y aller. Certainement que sur le moment c’était une question de survie !
En fait, je crois que je suis assez déçue du contenu des séances, j’aurais voulu qu’on me dise pourquoi j’étais dans cet état, pourquoi l’allaitement n’avait pas marché, … Des raisons précises, objectives. Oui, il y a des petites choses, peut-être que mis tout ensemble, ça justifie tous ces pleurs ?
Parce qu’objectivement, j’ai tout pour être heureuse. Même mon bébé est facile à vivre !
C’est un peu bête de dire ça … je sais bien que ce n’est pas si simple.

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Re: Présentation

Message par Lolalilou » 19 sept. 2013, 18:27

Alice a écrit : j’aurais voulu qu’on me dise pourquoi j’étais dans cet état, pourquoi l’allaitement n’avait pas marché, … Des raisons précises, objectives. Oui, il y a des petites choses, peut-être que mis tout ensemble, ça justifie tous ces pleurs ?
Parce qu’objectivement, j’ai tout pour être heureuse. Même mon bébé est facile à vivre !
C’est un peu bête de dire ça … je sais bien que ce n’est pas si simple.
On dirai moi ! :mdr1: Ce besoin de savoir pour être rassurée !

Les clefs sont en toi, tu vas trouver les réponses.
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weshallovercome
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Re: Présentation

Message par weshallovercome » 20 sept. 2013, 13:59

Oui, quand on commence une thérapie c'est souvent d'abord une question de survie, ou de soulagement dans une souffrance extrême. Puis ça peut devenir un soutien, une réparation, une exploration, une libération.
Par contre ça répond rarement à toutes les questions, de tous les ordres; en tout cas pas tout de suite. On n'est pas forcément prête à tout entendre, à faire des liens pas évidents et douloureux ... il faut un peu de temps et de persévérance.
"une maman qui te ressemblerait" William Sheller

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