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(il s’agit d’un article dans Libération du 04/06/1996)

Féministe, forcément. En 1968, à l'heure où des femmes battent le pavé, Muriel Flis-Trèves effectue sa révolution intérieure. Fini de se voir en chef de la crim', adieu la chasse aux motivations des assassins dans les polars de Patricia Cornwell ou Patricia Highsmith; enterré le rêve d'enfant d'être médecin; oubliée cette année d'égarement dans le milieu de la mode... Muriel Flis-Trèves décide de devenir psychanalyste et de s'occuper des femmes !

Aujourd'hui, la petite dernière d'une lignée de cinq filles, qui n'a jamais, aux yeux de sa mère, compensé l'absence d'un fils, écoute les femmes enceintes; soigne les maux de la maternité par les mots dans le service du professeur René Frydman, spécialiste de la lutte contre la stérilité, à l'hôpital Antoine-Béclère, en banlieue parisienne.

Comme ses parents, émigrés russes et roumains, l'ont voulu, elle a accompli de brillantes études pour devenir «quelqu'un». Après l'internat à la faculté de médecine de Paris, elle rejoint en 1975 le service de psychiatrie du professeur Serge Lebovici à l'hôpital Bobigny, avant d'atterrir en 1980 à la maternité de l'hôpital Tenon, où le professeur Jacques Salat-Baroux la réclame. «Il me considérait un peu comme une sorcière, avec une sorte de pouvoir magique», plaisante-t-elle. Le médecin se disait: «Si moi, je n'arrive pas à régler certaines stérilités féminines, voyons ce que peut faire une psychiatre.»


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