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Chantée par Danielle Messia


Mes mains s'agrippent à la terre
L'aube lave mon visage
Dans un cri qui me soulage
Je m'éveille à la lumière

Une vague souvenance
Qui serpente et qui se cache
D'un cocon flexible et dense
Dont il faut que je m'arrache

Naissance

J'écarquille sur le monde
La lueur de mes prunelles
Chaque son, chaque seconde
Est une source nouvelle

Ronde lente et formes vagues
Au travers de la lumière
Qui se meuvent et qui divaguent
Estompées par mes paupières

Naissance

Je vais ramper sur le ventre
Pour appréhender le monde
Je vis et je suis le centre
D'une sphère chaude et profonde

Je vais trouer le silence
De mes cris rauques et fragiles
Comme un mendiant malhabile,
Je mendie ma subsistance

Naissance

Mes mains s'agrippent à la terre
L'aube lave mon visage
Dans un cri qui me soulage
Je m'éveille à la lumière

Paroles et Musique : Danielle Messia. Album "De la main gauche" aux Editions Barclay