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"Demander à être aidée est déjà un acte maternel." Catherine Garnier Petit (Mal de mère).

Ne relevant ni d'un programme génétique, ni d'un instinct naturel, le « devenir mère » repose essentiellement sur un processus psychique commun à toutes les femmes, mais dont le déroulement reste propre à chacune et aléatoire.
La maternité n'est donc plus pressentie comme allant de soi mais comme allant en soi et donc susceptible de remaniements psychiques sensibles et déstabilisants.
La difficulté maternelle est un état humain légitime, nécessitant que chacun se sente concerné et impliqué:
Il est légitime que les mères puissent évoquer ou laisser apparaître leurs difficultés et qu'elles soient accompagnées afin de passer ce cap sans traumatisme, ni conséquence durable et irréversible. Il n'est plus tolérable qu'elles soient encore abandonnées ou sanctionnées à travers leur difficulté maternelle.
Même si le temps n'est pas compté pour devenir mère, même s'il est avant tout un temps de bouleversements et de remaniements psychiques incontournables, chaque femme devrait pouvoir en être informée dans le cadre de son suivi prénatal.
On ne peut plus se contenter (corps médical et entourage compris) de leur conseiller la patience ou la résignation et de leur prodiguer quelques paroles de réconfort assorties d'un traitement anti-dépresseur.
La maternité psychique produit ses propres signes cliniques et doit donc être l'objet de soins spécifique indépendants des soins psychiatriques.


Pour lire les différentes parties développées ci-dessous, cliquez sur le titre qui vous intéresse

 

 

Que faire avant la grossesse ?

"Savoir enlève un peu de culpabilité" (anonyme)


Même si la maternité psychique est essentiellement imprévisible car relevant de la possibilité de transfert maternel sur le nouveau- né, il ne faudrait pas en conclure hâtivement (et tout aussi fatalement), qu'il n'y a rien à faire en amont, dans un esprit d'information et de prévention.
Nous estimons à notre niveau, que l'information prénatale diffusée à large échelle peut opérer une certaine préparation/ prévention psychique.
En effet, il n'est pire douleur que d'être frappée là où on ne s'y attend pas, là où il nous est impossible de concevoir que l'on puisse développer une "anomalie", une "affection" grave : c'est-à-dire au coeur même de notre capacité à aimer et à donner.
La difficulté maternelle nous fauche d'autant plus rapidement et brutalement que l'on ignore tout de son existence et de sa violence et qu'elle nous laisse en état de sidération, souvent totalement incapable de réagir.

Ainsi savoir :