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Sites web: Le prix du bien-être : Psychotrophes et société
 
Titre:      Le prix du bien-être : Psychotrophes et société
Catégorie:      Univers psy
LivreID:      524
Auteurs:      Édouard Zarifian
ISBN-10(13):      2738104053
Editeur:      Editions Odile Jacob
Date de publication:      1996-08-29
Number of pages:      282
Langue:      Non spécifié
Prix:      1.48 EUR
Evaluation:      0 
Image:      cover           Acheter maintenant
Description:     

Pour Edouard Zarifian, la psychiatrie n'est pas la science des maladies mentales, mais la médecine du sujet souffrant. Pour celui qui a toujours combattu la transformation de l'être humain en objet, la relation soignante doit être toujours centrée sur le patient, sa parole et le sens qu'elle contient.

L'Expansion

Une insomnie, une pilule. Une contrariété, une pilule. Une déprime, une pilule. Sans leur boîte d'hypnotiques et leurs gélules d'antidépresseurs, les Français pourraient-ils survivre? Ils consomment en tout cas trois fois plus de médicaments psychotropes que les autres Européens. Sont-ils plus malades? Evidemment non, répond Edouard Zarifian, universitaire et psychiatre, déjà auteur de plusieurs ouvrages remarqués sur les maladies mentales en France.

Nos compatriotes succombent plutôt aux mauvaises habitudes de leurs médecins. Par facilité, par intérêt autant que par manque de formation, ceux-ci se contentent depuis trop longtemps de prescrire à tout va ces fameuses pilules contre le mal-vivre.
Mais la charge d'Edouard Zarifian vise plus loin. Elle met en cause les laboratoires pharmaceutiques et le laisser-faire des pouvoirs publics, ce qui est pour le moins inhabituel de la part d'un membre de l'establishment médical habitué des cénacles officiels. "Si le médicament, écrit-il avec une logique imparable, était aussi indispensable qu'on le dit, sa nécessité devrait s'imposer d'elle-même. Or on constate que les investissements de recherche sur un an sont parfois inférieurs de 50 % aux frais de promotion, d'information, de relations publiques... engagés par les industriels du médicament."

Face à la puissance des laboratoires, les pouvoirs publics n'assurent pas leur rôle de régulation. Que dire par exemple des experts chargés par le gouvernement de la mise sur le marché des médicaments? "Comment peut-on être, à titre quasi bénévole, expert indépendant pour les pouvoirs publics lorsque l'on est en même temps le consultant bien rémunéré, parfois le prestataire de services, ou simplement l'obligé d'une firme pharmaceutique?" interroge le procureur Zarifian.

Si cette philippique rend un service indirect au gouvernement dans sa recherche d'économies sur les dépenses de soins, telle n'est pas son intention première. Car elle dénonce surtout les incohérences et les lacunes de notre politique de santé publique - dont la folie des pilules n'est que le révélateur. --Patrick Coquidé--

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