Toute demande d'inscription doit être envoyée par mail à cette adresse : forum@maman-blues.fr, en précisant le pseudonyme sous lequel vous désirez être identifiée sur le forum (afin de protéger votre anonymat).
Bien à vous.

Daddy blues? Dépression? Expatriation...

Difficulté paternelle, la vie à deux, à trois et la famille ...quand la difficulté maternelle surgit.
NicoM
Messages : 12
Enregistré le : 19 août 2019, 08:59

Re: Daddy blues? Dépression? Expatriation...

Message par NicoM » 28 août 2019, 03:11

Merci à toutes pour vos réponses,
Polka a écrit :
27 août 2019, 08:19
Tu sais je crois que cette pulsion de fuite est commune à presque tous les témoignages ici.
Moi je m'imaginais laisser mon compagnon et ma fille, changer de ville, prendre un studio et tout recommencer. Pour me sentir libre à nouveau.

Cette impression de ne plus pouvoir "échapper" à la parentalité est selon moi non pas le propre des parents indignes, mais des parents ultra responsables. Qui ont tellement conscience de combien leur vie a changé face à cette nouvelle responsabilité, qu'ils sont effrayés. Et on a le droit de trouver tout ce bouleversement effrayant, ça n'est pas rien dans une vie!
Oui, je pense que c'est exactement ça, se retrouver coincer dans une nouvelle vie dont je pense je n'avais pas pleinement conscience et de la responsabilité d'avoir un bébé (il y a quelques jours je me suis dit que en fait il ne partira pas). C'est extrêment effrayant, ne plus rien contrôler. Ajouter à la peur de vivre dans un autre pays et être très dépendant des autres, ce qui n'a sans doute pas aider.

Comme l'a dit hirondelle, je dois retrouver un équilibre et repenser à construire ma vie ici avec ma femme et mon fils, tout en gardant mon identité française. Le japon offre des possibilités que l'on ne trouve plus en France (emploi, sécurité, salaire...) mais a aussi c'est mauvais côtés comme tout pays je penses. J'ai aussi la peur de devoir me séparer de ma compagne (à cause du mal du pays que je subis et du fait qu'elle ne veut pas vivre en France), de devoir rentrer en France et de les laisser seuls...
hirondelle a écrit :
27 août 2019, 17:10
J'espère que la psychologue va te répondre. Relance si elle tarde trop. Ce serait génial.... De plus elle connait les 2 cultures, un vrai plus.
La psychologue m'a répondu hier soir, je vais en rendez le 13 septembre en principe. J'ai revu mon premier psy hier, elle pense que cela provient surtout du mal du pays mais je pense que je dois faire un travail plus approfondi sur moi.
hirondelle a écrit :
27 août 2019, 17:10
Je dirais même plus: qui peut comprendre ce mal être sans l'avoir vécu....
C'est difficile chez les mères mais pour les hommes encore plus compliqué. Depuis la nuit des temps, l'homme doit être fort, ne pas montrer ses émotions.... signe de virilité .... et pourtant, leur part de modèle de paternité et maternité sont mises à mal également.... ça avance mais pas assez... Combien d'hommes fuient pendant la grossesse et après... il s'agit bien de difficulté paternelle pourtant... mais les langues sont liées... hélas!
J'avais posté sur le forum jeune papa .com, la seule réponse que j'ai eu fut si tu aimes ton fils tu dois pouvoir vivre n'importe où. Ce qui en soit n'est pas faux mais ce n’est pas aussi facile...
bbdamour1989 a écrit :
27 août 2019, 20:08
Faire de la sophrologie va sûrement t aider chez lui ça à marche en tout cas. Je vois que tu cherches de l’aide c’est une bonne chose. Avoir ta femme qui a l’air compréhensive aide également. Bref tu es bien entouré.
As-tu trouvé le post d Estéban? Être en contact avec un papa qui vie à peu près la même chose que toi peut t aider à relativiser .
Le lien avec ton fils a l’air d’être créé c’est une très bonne chose .
Le fait que tu évoques l’éducation de tes parents peut-être une piste .
Tu sais il n’y a pas de mode d’emploi et tu as eu le courage de venir ici bravo très peu d’homme le font .
La psychologue à Tokyo est sophrologue également donc on verra ce qu'elle me proposera. Je suis bien entouré (je le sais même éloigner), j'en ai même discuté avec ma boss qui a compris même si ça impacte un peu mon travail. Ma femme est vraiment incroyable. Et je parle tous les jours avec mes parents et ma famille en France pour qu'ils puissent voir Loulou et comme ça il peut s'habituer à la langue française (et pour me vider la tête aussi, raconter mes états d'âme).
Le lien se crée doucement je pense, par moment c'est plus difficile, surtout quand je suis fatigué mais j'essaye de lui faire au moins plein de bisous sur son bidon et ses petits pieds.
Possiblement l'éducation de mes parents, ils ont été des parents fantastiques même dans des moments difficiles et j'avais besoin de leur dire au combien je les aime. Perler d’eux me met toujours la larme à l’œil. J'ai hâte qu'ils puissent prendre mon fils dans leur bras. Je n’ai pas encore contacté Estéban, je vais le faire d’ici quelques jours.

Merci de me lire.

Avatar du membre
Polka
Messages : 893
Enregistré le : 18 févr. 2018, 17:12

Re: Daddy blues? Dépression? Expatriation...

Message par Polka » 28 août 2019, 08:01

il y a quelques jours je me suis dit que en fait il ne partira pas
Je me souviens moi aussi de m'être penchée sur son berceau et de m'être dit "Mon dieu, elle est là pour toujours". Cela me terrorisait. J'étais désormais "obligée" de devenir une mère.
A cette période ma psy, qui est maternologue, m'a dit quelque chose qui m'a marqué : "Surtout ne vous forcez à rien. Laissez les choses se faire."
Et je crois que c'était un très bon conseil.
C'est extrêment effrayant, ne plus rien contrôler.
Oh que oui... Mais je trouve vraiment que cette perte de contrôle est le propre de la période nourrisson. Nos horaires de vie sont complètement bousculés, on ne comprend pas pourquoi ils pleurent, on ne sait pas comment les occuper... Et puis ils grandissent, et là ils "s'humanisent", dans le sens où une communication s'établit entre eux et nous de plus en plus facilement. Et ça change tout...
Comme l'a dit hirondelle, je dois retrouver un équilibre et repenser à construire ma vie ici avec ma femme et mon fils, tout en gardant mon identité française.
Oui Hirondelle a tout à fait raison. On entend souvent que le père est pour l'enfant celui qui donne des repères (re-père ^^), qui securise. Et je me pense que tu es très conscient de ça... Et d'être dans un pays où tu as toi-même peu de repères, ça rend les choses difficiles. Un peu comme si tu étais toi-même un petit garçon perdu loin de ses parents...
J'ai aussi la peur de devoir me séparer de ma compagne (à cause du mal du pays que je subis et du fait qu'elle ne veut pas vivre en France), de devoir rentrer en France et de les laisser seuls...
Tu sais l'anticipation c'est le poison des anxieux.
Car on imagine toujours le pire, le plus sombre, le plus terrible.
C'est important que tu restes au présent le plus possible. C'est au présent que se crée le lien :)
Ma femme est vraiment incroyable.
Tu nous dit beaucoup à quel point ta femme s'en sort bien avec votre enfant, et c'est super que tu arrives à t'émerveiller de ça. Moi aussi au début je ne cessais de dire combien mon compagnon, lui, était un père formidable. Et j'ai réalisé petit à petit que cette manière de présenter les choses était aussi une manière de me dévaloriser avant tout. Lui, contrairement à moi, était un bon parent.
Depuis que ma fille est dans sa phase d'opposition, mon compagnon a un peu plus de mal à gérer, contrairement à moi :) Dans ma tête il est un peu tombé de son pied d'estal... Mais ça m'a fait beaucoup de bien ! ^^
mais j'essaye de lui faire au moins plein de bisous sur son bidon et ses petits pieds.
C'est très beau de lire ça :) Il en faut de l'amour et de la volonté pour cultiver ce lien de tendresse malgré la difficulté, comme tu le fais.
De toute évidence, tu donnes une chance au père qui sommeille en toi. Et il saura la saisir ;)
"Si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde..."
Antoine de St Exupéry - Le Petit Prince

bbdamour1989
Messages : 4314
Enregistré le : 29 déc. 2012, 09:40

Re: Daddy blues? Dépression? Expatriation...

Message par bbdamour1989 » 28 août 2019, 10:42

Comme le dit polka l anticipation est le poison des anxieux je sais de quoi elle parle ....
J ai ressenti ça aussi lorsque je me suis dit il sera la pour toujours.
Le 13 septembre ça va venir vite allez 15 jours tiens bon
Le site sans commentaire ils ne connaissant visiblement pas ce qu est la difficulté paternelle
Faire des bisous est un signe d amour
À bientôt
j ai été stupide de penser que je ne pourrais pas l aimer car avec le temps il est devenu irremplacable a mon coeur Stahn
Thomas mon bébé pansement de la maternité pourtant un BABI
Hugo Une fin de grossesse difficile moralement fini en déclenchement

NicoM
Messages : 12
Enregistré le : 19 août 2019, 08:59

Re: Daddy blues? Dépression? Expatriation...

Message par NicoM » 29 août 2019, 02:55

Merci pour vos réponses et vos soutiens,

Petite discussion avec ma femme après un dispute matinalle. Je n'ai pas préparer le biberon alors que j'étais réveillé (avec le recul j'aurais du le faire mais pas l'envie). Après discussion, il s'avère que je dois faire un peu plus d'effort même quand j'ai du mal, un bébé ça ne s'occupe pas tout seul. Dans la discussion aussi, j'ai peut être trouvé une des sources de mon mal être, je penses être encore le fils de mes parents et pas encore complétement le papa de Louis. Et donc complétement perdu comme un petit garçon, ce qui pourrais expliquer mon envie de retourner chez mes parents même sans travail, etc... J'ai peut être besoin de couper le cordon avec mes parents (symboliquement), J'en parlerais à la psy. Je dois être un papa, un fils et un mari...

Enfin, les choses se sont arrangés entre nous après avoir discuté, c'est déjà ça. Elle m'a dit que potentiellement elle pourra même retourner en France d'ici quelques années si mon comportement change et si elle sent plus d'aide de ma part pour son intégration.

L'anticipation est un mauvais point, je sais mais comment ne pas penser au futur quand on vient d'être papa.

bbdamour1989
Messages : 4314
Enregistré le : 29 déc. 2012, 09:40

Re: Daddy blues? Dépression? Expatriation...

Message par bbdamour1989 » 29 août 2019, 11:29

Quand on est parent on fait les choses un peu par obligation on a pas toujours envie de faire
Il faut trouver sa place entre fils de et papa de .... ce n est pas le plus facile à faire surtout quand on est mal néanmoins tu souleves un point important
As tu expliquer à ta femme que c était une réelle difficulté et non pas un simple caprice
j ai été stupide de penser que je ne pourrais pas l aimer car avec le temps il est devenu irremplacable a mon coeur Stahn
Thomas mon bébé pansement de la maternité pourtant un BABI
Hugo Une fin de grossesse difficile moralement fini en déclenchement

Gribouille
Messages : 17
Enregistré le : 22 juil. 2019, 13:52

Re: Daddy blues? Dépression? Expatriation...

Message par Gribouille » 29 août 2019, 15:19

Bonjour Nicolas,

Il faut dire aussi que tout cela fait beaucoup pour un seul homme... Je fréquente beaucoup d'expatriées depuis 1 an et mon arrivée en Belgique. C'était un choix très désiré de notre part de quitter la France, on est en famille, pas très loin de nos proches et il m'a malgré tout fallu 2 mois pour vivre la transition. Les expatriées que je fréquente, c'est un peu différent car pas forcément voulu à la base, il leur faut en moyenne 2 ans pour s'y faire. Je te rassure, il ne te faudra pas forcément autant de temps. Mais tout ça pour dire que ce n'est pas rien. Surtout le Japon, qui est tout de même à l'autre bout du monde, avec un énorme écart cultureL PS : d'ailleurs je m'éloigne un peu du sujet mais si tu souffres un peu de l'isolement, peut-être connais-tu déjà, il existe L'Association des Français et francophones du Japon. C'est l'équivalent de l'Accueil des Français à Bruxelles que je fréquente et c'est assez chouette.

Et évidemment il faut y ajouter le fait de devenir papa. Ce n'est pas pour rien qu'une grossesse dure le plus souvent 9 mois. Il faut laisser le temps au foetus de devenir un bébé et comme tu le dis si justement aux enfants que nous sommes et quelque part resterons toujours de commencer à devenir parents. Le fait que tu aies passé peu de temps auprès de ta femme peut expliquer que tu aies un peu plus de mal à faire la transition. La majorité des papas, même ceux qui vivent les 9 mois de grossesse auprès de la future maman, expriment ce que tu exprimes. Enfin... souvent ils ne l'expriment pas d'ailleurs. C'est bien que tu parviennes à le faire. Et tu sembles mettre en place tout ce qu'il faut.

NicoM
Messages : 12
Enregistré le : 19 août 2019, 08:59

Re: Daddy blues? Dépression? Expatriation...

Message par NicoM » 30 août 2019, 02:44

Rebonjour et merci pour vos messages
bbdamour1989 a écrit :
29 août 2019, 11:29
Il faut trouver sa place entre fils de et papa de .... ce n est pas le plus facile à faire surtout quand on est mal néanmoins tu souleves un point important
As tu expliquer à ta femme que c était une réelle difficulté et non pas un simple caprice
Je penses que c'est une grande partie de mon problème, trouver ma place de père...Oui ma femme a compris que ce n'était pas un caprice, que c'est vraiment une peur même si au japon ils doivent en parler très peu voire pas du tout... Être papa c'est pour la vie et ça fait un grand changement dont je ne pas complétement pris conscience...N'ayant suivi la grossesse que de loin, je penses que je n'ai vraiment pas pu me préparer mentalement à ce bébé et je penses que je n'étais peut être pas complétement prêt (j'aurais voulu attendre un peu, mais voilà les circonstances ont fait que les japonaise ont très peur du temps qui passe et que parfois le bébé arrive du premier coup...).

Ajouter à l'expatriation, ou plutôt l'immigration ce n’est vraiment pas facile et c'est la deuxième parties de mon problème. Être dans un pays où on ne parle pas la langue c'est complétement perdre ces repères. Mais je pense vraiment qu'ils reviendront avec le temps, l'intégration ne peut pas se faire en quelques mois. Le japon apporte beaucoup de bon côté quand même (sécurité, propreté, travail, haut salaire) mais aussi des mauvais côtés comme tout pays. Mais voilà, en ce moment je penses qu'à la France en oubliant tous les mauvais côtés (salaire bas, insécurité grandissante, beaucoup d'endroits sales, etc...) . Je pense que rentrer en décembre pour les fêtes me ferra vraiment beaucoup de bien, revoir mes parents, ma famille, mes amis...revoir aussi tous les mauvais côtés de ce beau pays. Ça va faire bientôt 1 an que je ne les ai pas vu et leur contact me manque. Peut-être aussi que montrer en visu mon fils à mes parents me provoquera un déclic (comme une présentation qui me fera comprendre que je suis un fils - père).

L'isolement c'est un peu le problème comme le dit Gribouille. Je connais l'AFJ, mais je suis un peu loin donc ce n’est pas facile de participer aux quelques activités qu'ils proposent surtout avec un bébé... Mais j'ai rencontré là où j'habite un couple de franco-japonais qui sont également parents depuis quelques mois (un petit louis aussi). On va essayer de se voir assez régulièrement pour discuter et partager nos expériences.

Merci de vos messages

bbdamour1989
Messages : 4314
Enregistré le : 29 déc. 2012, 09:40

Re: Daddy blues? Dépression? Expatriation...

Message par bbdamour1989 » 30 août 2019, 13:26

Je me connais l expatriation je ne pourrais pas donc je pense que c est normal que ça te déstabilise ça plus l arrivée de bébé ça fait beaucoup à encaisser.
C est génial ce couple ça te donne un peu de France au Japon j espère que vous arriverez à vous entendre et devenir ami pourquoi pas
j ai été stupide de penser que je ne pourrais pas l aimer car avec le temps il est devenu irremplacable a mon coeur Stahn
Thomas mon bébé pansement de la maternité pourtant un BABI
Hugo Une fin de grossesse difficile moralement fini en déclenchement

Esteban
Messages : 28
Enregistré le : 28 févr. 2018, 11:34

Re: Daddy blues? Dépression? Expatriation...

Message par Esteban » 30 août 2019, 22:41

Bonsoir NicoM,
Je me permets quelques mots, entre papas perdus :)

Évidemment je ne vis pas l'expatriation et ne peux pas ressentir ce que tu vis sur ce point, mais sur ta nouvelle place de père, je me retrouve souvent dans ce que tu exprimes même si nos histoire n'ont rien à voir. C'est super que tu verbalises tes sensations aussi finement, tu es selon moi au bon endroit. Dans la tourmente j'avais également atterri sur "jeune papa" mais je n'ai pas trouvé de réponse...
Et c'est en apprenant de la difficulté maternelle ici que j'ai pu avancer.

Mon fils a un an et les choses sont en train de se simplifier. Depuis qu'il est né je me suis forcé à m'en occuper, ce n'était ni naturel ni un plaisir. J'ai évité au maximum de le garder. Puis ma compagne a repris le travail au bout de 6 mois et comme elle travaille souvent le soir et le week-end, il a bien fallu y aller. Quelqu'un devait aller chercher le petit chez la nounou, quelqu'un devait le baigner, le nourrir, le bercer. J'ai dû me lancer. Au début toujours sans plaisir, je me sentais complètement contraint. Si j'avais pu le poser dans une autre pièce et attendre le retour de sa mère je l'aurais fait, mais je ne me suis jamais autorisé à être négligent.
Je ne l'aimais pas, il ne me manquait pas la journée. Mais j'avais en moi la conviction profonde qu'un jour ça changerait. Je n'aime pas les bébés, ce stade de l'enfant ne m’intéresse pas.

La fatigue dû aux petites nuits et aux pleurs incessants (notre fils a énormément pleuré les 6 premiers mois) rend mort d'un point de vue émotionnel. Je n'aimais même plus ma femme alors que j'en suis fou. Je m'interdisais d'aller me ressourcer la nuit ailleurs car je ne voulais pas la laisser s'occuper seul du petit, je trouvais ça horriblement macho. J'ai discuté avec elle et on a trouvé de bons compromis. Je me suis fais une nuit complète avec boules quies dans la pièce d'à coté et trois autres avec eux mais toujours avec les boules quies. J'ai récupéré très rapidement et ai pu revoir la vie sous l'ange du verre à moitié plein alors que ça faisait 6 mois que j'étais dans le désert.

J'ai enchaîné les journées complètes avec lui vers 10-11 mois (car otite pour lui puis nounou malade). Une journée c'est long, très long. Je regardais la pendule. Mais à coté de ça j'ai pu le voir seul toute une journée, sans sa mère. Et j'ai vu plein de choses. Ce qu'il aime, qu'il n'aime pas, les sons qu'il fait selon ce qu'il veut, les siestes contre moi. Chaque moment avec lui me rapprochait. Il s'est mis à me manquer au travail, j'avais besoin de regarder des photos de lui au déjeuner, de rentrer plus tôt pour le voir, de le sentir contre moi la nuit (nous dormons tous les trois).

Ce processus a été long et j'ai dû me faire violence, aujourd'hui encore si je peux le faire garder par quelqu'un d'autre que moi j'ai tendance à le faire. Je suis convaincu que le fait qu'il grandisse et s'éveille m'aide à devenir père. Il s'installe une relation duel, où sa mère n'est plus son unique ressource (chez nous les biberons ont été très tardifs car bébé allaité et encore aujourd'hui du coup je ne l'ai pas biberoné tout bébé).

Continue de parler avec ta compagne même si elle ne peut peut être pas tout comprendre. Il est encore tout petit, tout dépendant, c'est ingrat et on se sent inutile face à la toute puissance des mères fantastiques. Ne culpabilise pas. Fais confiance au temps, tu fais le maximum.

Bonne soirée :)

PS : Les ballades en poussette père-fils ont été mon entrée en matière pour les premiers temps à deux ;)

bbdamour1989
Messages : 4314
Enregistré le : 29 déc. 2012, 09:40

Re: Daddy blues? Dépression? Expatriation...

Message par bbdamour1989 » 01 sept. 2019, 14:34

Merci esteban :coeur:
j ai été stupide de penser que je ne pourrais pas l aimer car avec le temps il est devenu irremplacable a mon coeur Stahn
Thomas mon bébé pansement de la maternité pourtant un BABI
Hugo Une fin de grossesse difficile moralement fini en déclenchement

Répondre