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Un psychanalyste répond, gracieusement, à vos questions

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GYNEPSY
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Re: Un psychanalyste répond, gracieusement, à vos questions

Message par GYNEPSY » 02 avr. 2012, 23:03

GYNEPSY a écrit :
nath a écrit :bonjour, juste besoin d'en parler un peu. J'ai 2 enfants de bientot 6 et 8 ans. Dès la naissance du 1er cela m'a paru difficile, je disais: on ne m'a pas dit que cela serait si difficile! J'ai mal vécu "la 1ère adolescence" de mon fils dès 13-15 mois, moi qui suis assez autoritaire de nature. Je me disais, c'est cela d'être mère? toujours en conflit avec son enfant? cela s'est tassé avec lui dès 3 ans mais l'arrivée de mon 2ème fils (arrivé 24 mois après le 1er) m'a fait faire une petite dépression environ 1 an après sa naissance. Ce n'est pas du tout ma nature première, optimiste et forte. J'ai vu un psychiatre 4 fois qui m'a un peu aidé mais on parlait finalement plutot d'autres choses: la mort de mon père jamais digérée quand j'avais 17 ans, le fait que je voulias une fille et que j'avais eu 2 garçons. Je pétais un plomb très facilement à la maison, je hurlais sur eux, parfois fessées un peu hystériques. Je me sentais incomprise pourtant entourée d'une famille proche et aimante. Maintenant ça va beaucoup mieux mais je me sens parfois fragile encore quand je suis fatiguée et que mes garçons sont durs. Je suis aussi en train de réfléchir à un éventuel 3ème ce qui me perturbe beaucoup. J'ai à la fois envie et peur de revivre des moments durs, je me dis "ne le fais pas, pense à toi et à ton système nerveux! pense à tes enfants , il vaut mieux peut être être plus disponible pour eux maintenant que ça va mieux". Mais je ne peux faire mon deuil de ne plus avoir de bébé non plus. Qu'en pensez vous, par expérience, le risque de mal gérer le 3ème est important? merci de votre écoute Nath

Bonjour Nath !

Je lis que votre père est décédé quand vous aviez 17 ans... ? De maladie, d'un accident ? Cela a du, en effet, être terrible pour vous à ce meoment-là ?!
Vous avez pu en parler, être soutenue ou vous étiez seule pour affronter cette tragédie familiale ?
JML (président Gynépsy), psychanalyste, Paris

nath
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Re: Un psychanalyste répond, gracieusement, à vos questions

Message par nath » 03 avr. 2012, 12:56

rebonjour, merci de votre réponse, à Lisette aussi mais je ne suis pas très douée pour l'utilisation du forum! Mon père est mort brutalement d'une crise cardiaque. J'étais très proche de lui, petite dernière d'une fratrie de 3. Mon grand frère et ma grande soeur moins. On n'était toujours collés l'un à l'autre, lovés dans les bras. sa dernière phrase rapportée par un voisin a été pour moi: je suis tellement fière d'elle! (je venais d'avoir mon bac mention très bien). Non je ne me suis pas confiée à quelqu'un à ce moment là. J'ai gardé tout en moi sans jamais digérer, je me rens bien compte que je n'ai jamais fait mon deuil contrairement à ma famille proche. Ma soeur m'en a parlé recemment, je ne pensais pas qu'elle avait compris cela.Je suis très proche d'elle, pas trop de mon frère. J'ai une famille tout à fait équilibrée et équilibrante et n'ai jamais eu de problème relationnel avec mes parents (contrairement à surtout mon frère, un feu fainéant, qui était très en conflit avec mon père, plutôt autoritaire et exigeant). Je suis d'un caractère sociable et suis pourtant très bavarde! mais ce sujet me touche trop profondément et quand j'en parle, j'ai l'impression que c"est inutile, que les mots ne sont pas à la hauteur de ce que je ressens.
Par contre, je ne vois pas, peut être à tort, de rapport avec "ce bébé blues" qui m'est tombé dessus et pour lequel je me suis aussi sentie très incomprise. On regarde les mères épanouies dans la rue en se disant "peut être que chez elle, elle aussi elle endure des moments difficiles et presque j'espère qu'elle aussi!" pour se rassurer. On se culpabilise beaucoup de ne pas pouvoir gérer seule cette situation. On a (ou on se la met) une pression énorme sur les épaules: il faut que ses enfants soient polis, que leurs repas soient toujours bien équilibrés, qu'ils soient éveillés au monde qui les entoure, que tout soit propre autour d'eux tout en travaillant parfois inténsément et efficacement comme moi en profession libérale, tout en étant une femme qui prend soin d'elle et qui est disponible pour son mari de peur qu'il n'aille voir ailleurs. Ce que je veux avant tout c'est que mes enfants soient heureux, je pense qu'ils le sont et mes parents et beaux parents (adorables) me rassurent souvent sur le fait qu'ils sont équilibrés et joyeux. Mais c'est vrai que je suis parfois exténuée, ils sont tellement débordants de vie, ce sont des garçons très vifs, pas hyperactifs du tout mais toujours au taquet! Dans la rue et dans les magasins c'est l'enfer pour qu'ils restent à coté de moi. On sent le regard des autres en plus. ce qui me fatigue beaucoup nerveusement aussi à la maison c'est quand ils se chamaillent. Parfois ma belle mère que j'adore me dit "mais ils sont tout à fait normaux tes enfants!" Je le sais bien mais j'aurais envie qu'on me plaigne parfois et qu'on me dise "oh oui qu'est-ce qu'ils sont pénibles aujourd'hui!" pour pas être la seule à le penser et donc pour me déculpabiser de le penser et me dire que je ne suis pas folle!
Voilà un petit bout de mes soucis, ça fait tellement de bien d'en parler!
Même si je sais qu' il ya 10 fois pire que moi qui vais bien globalement.

GYNEPSY
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Re: Un psychanalyste répond, gracieusement, à vos questions

Message par GYNEPSY » 03 avr. 2012, 15:35

Vous avez l'impression qu'on ne vous écoute pas quand vous parlez ? Vous avez le sentiment que l'on n'accueille pas, que l'on entend pas vos paroles ? Les mots que vous prononcez seraient, en partie, inutiles ? Est-ce que je je comprends un peu ce que vous cherchez à nous dire ?

Si ce deuil n'est pas fait - et vous dites vous-même qu'il ne l'est pas, encore auourd'hui -,il vous faudrait consulter dans ce sens. Ce deuil non-fait du père doit perturber sérieusement votre rapport à autrui et, spécialement, je pense à vos garçons.
Vous ne parlez pas (du moins dans ce post) de votre mari...

Une petite historiole à votre intention. Quelqu'un dit, gravement : "Hercule soutient le Monde"... Une petit voix, au fond de la salle, interroge : "Hercule soutient le Monde, certes,... mais alors, qui soutient Hercule ?" !
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Re: Un psychanalyste répond, gracieusement, à vos questions

Message par cathyetpierre » 13 avr. 2012, 18:20

Bonjour à toutes
j'ai besoin de votre aide. Je me sens à bout de nerfs. Mes enfants ont 2 ans et 5 ans et demi, je les ai souhaité, je les aime, mais le quotidien m'est devenu insupportable. Je travaillais à temps plein dès les 2 mois de mon 2ème par "nécessité" et parce que je pensais retrouver une harmonie personnelle professionnelle et familiale. Mais ce ne fut pas le cas : 3 nounous avant de trouver la "bonne", l'inquiétude et le mal être de mes enfants m'attristaient profondément d'autant que je n'aimais pas mon nouveau poste. Des collègues vulgaires, prêtes à tout pour m'évincer, écraser les autres, colporter de mauvaises choses (fausses) à la direction et sur les deux supérieurs, l'un d'eux m'en faisait "baver". Bref 1 an et demi de harcèlement moral ont eu raison de mon pétage de plomb et de ma démarche de congé parental (1 an jusqu'au 3 ans de mon plus jeune garçon).Mais de jamais à la maison, je me retrouve tous les jours présente à j'ai beaucoup de mal à gérer les colères, les caprices, les chamailleries, le manque de sommeil de mon plus petit car il se réveille 3 fois par nuit, les bétises, les cris..... J'ai toujours eu un tempérament "mordant" mais je m'étais apaisée avec mes enfants mais là je redeviens hyper impulsive, je me surprends à crier comme une hystérique. Mes enfants lève la main pour protéger leur visage quand je m'énerve car je les effraie. Pourtant je n'ai pas la main leste, j'essaie de me contrôler un maximum et si je dois en venir "aux mains" ce sera une fessée.

Je suis en moselle dans un village, je me sens isolée, je voudrais pouvoir me tourner vers quelqu'un pour être aidée mais je ne sais pas vers qui aller. Pouvez-vous m'apporter votre soutien?

GYNEPSY
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Re: Un psychanalyste répond, gracieusement, à vos questions

Message par GYNEPSY » 14 avr. 2012, 23:53

Pourriez-vous aller consulter un "psy" pour faire le point... ?
Ce serait bien, je pense.

Cordialement.
JML (président Gynépsy), psychanalyste, Paris

GYNEPSY
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Re: Un psychanalyste répond, gracieusement, à vos questions

Message par GYNEPSY » 15 avr. 2012, 10:13

...Vous fournir une adresse, en mp, si vous voulez, ou m'écrire directement (mon adresse mail en MP, si vous le souhaitez).

Bien à vous.
JML (président Gynépsy), psychanalyste, Paris

lollipopp
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Re: Un psychanalyste répond, gracieusement, à vos questions

Message par lollipopp » 16 mai 2012, 14:43

Bonjour, je suis nouvelle sur ce forum et je suis bien heureuse que vous ayez fait cette démarche...

voici un petit historique :
mai 2010 : 1ère grossesse, fausse couche à 5 SA
15j plus tard : 2ème grossesse entamée, qui a duré 8 mois 1/2 d'angoisses et restrictions de tous genres (pas immunisée toxo, risque de diabète gestationel...) bref, je l'ai pas très bien vécue, si ce n'est la forme de mon corps, heureuse de ne pas culpabiliser de prendre du poids.
février 2011 : naissance de mon 1er enfant, mon fils tant désiré, mais aussi début d'un tas de questionnements sur mes capacités de maman...

je n'ai pas pu lui donner le sein très longtemps alors que j'en avais envie, parce qu'il a mal positionné sa langue dès le départ et m'a fait d'énormes crevasses sanglantes... il ne prenait pas assez, réclamait toutes les 30 minutes, et je culpabilisais d'avoir des frissons à l'idée de l'allaiter... mais je le faisais quand même, jusqu'à ce que ce soit insupportable vraiment... 17 jours de calvaire... puis biberons, super! papa pouvait participer, maman n'avait plus qu'à gérer son sevrage à la dure (aucun médoc, aucun conseil de la part des sages femmes que j'ai eu au tel, juste un "ne touchez plus vos seins, ça va passer tout seul"...) 5 jours d'anti-inflammatoires plus tard, je pouvais recommencer à porter un t-shirt et m'allonger sur le dos pour dormir... ouf...

j'ai consulté une psychologue (5 séances entre juillet et octobre 2011) parce que je ne me sentais pas "mère" comme dans les publicités ou autres contes et légendes (lol) mais elle m'a fait travailler sur le fait que "l'instinct maternel" n'existait pas et que chaque maman gérait la chose à sa manière, qu'il n'y avait pas de recette miracle pour être maman, et que je devais me faire confiance et faire confiance à mon bébé... (me faire confiance, un truc que j'ai du mal à conceptualiser, je n'ai jamais eu confiance en moi si ce n'est au boulot, mais là, pas de boulot en vue, déménagement prévu dans une autre région sous peu, donc pas de recherche d'emploi... je me sens emprisonnée à la maison avec pour geôlier, mon bébé que j'aime tant)
j'ai interrompu le travail pour des raisons financières (bah oui, c'est dur au chômage...) mais je me suis sentir beaucoup mieux

puis petit à petit les craintes sont revenue, les doutes aussi, les angoisses de mal faire... bref... la totale... j'ai essayé des médocs prescrits par mon généraliste, mais même le plus léger de ceux qu'il m'a donné me rend complètement stone et j'ai mon fils à m'occuper toute la journée (garderie 2 heures 3 matins par semaine, mon moment à moi, j'ai repris la clope mais jamais à la maison), je ne peux pas n'être qu'à moitié vigilante... je n'ai bien évidemment pas poursuivi après la première prise! du coup, c'est Euphytose en cas de boule dans le bide et ça a l'air de ne pas trop mal fonctionner...

sauf que voilà, mon fils a 15 mois maintenant, et rentre en pleine phase d'opposition, notamment sur le repas du midi et garde en bouche ce que j'y met sans avaler... j'ai beaucoup de mal à contenir ma colère (même si "j'empathise" fort au départ, il sort 3 dents en ce moment) et surtout une certaine semaine du mois (celle où on est supposées en sentir encore plus femme... mouaif), je pète des câbles... bien évidemment le moins devant mon fils possible mais il m'arrive régulièrement de lui hurler dessus et de cogner dans les portes ou les murs... du coup, il a très peur, pleure, et ça me calme direct, je culpabilise, lui fais un câlin, lui demande pardon... et c'est reparti à la bouchée suivante...
j'essaye des astuces genre un jouet à manipuler à table, une cuillère qu'il trempe et met seul à la bouche, u-tube avec les Barbapapas ou autres... mais du coup les repas du midi sont devenus un calvaire sitôt qu'il ne semble pas bien disposé...

bien évidemment il ne fait pas ça avec papa, qui bosse toute la journée, et qu'il est plus que ravi de voir rentrer le soir...

cette situation va encore durer quelques mois (max jusqu'à février prochain) or, je ne me sens pas tous les mois de subir ce genre de scènes...

any help???? :(

GYNEPSY
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Re: Un psychanalyste répond, gracieusement, à vos questions

Message par GYNEPSY » 17 mai 2012, 20:16

"je n'ai jamais eu confiance en moi si ce n'est au boulot, mais là, pas de boulot en vue, déménagement prévu dans une autre région sous peu, donc pas de recherche d'emploi... je me sens emprisonnée à la maison(...)"

D'où vous vient cette absence de confiance en vous ? Comment cela a commencé dans votre histoire ?
Comment vous êtes-vous aperçue, pour la première fois, que vous n'aviez pas confiance en vous ?

Vous n'êtes pas "emprisonnée" au travail, en dehors de chez vous ? Un bébé geôlier, ce serait un bébé qui vous ouvrirait et fermerait votre porte en ne respectant pas votre liberté... C'est ça ?
Comment cela se passait-il dans votre enfance ? Vous étiez libre de faire ce que vous vouliez ? Les parents vous laissaient libre, ou instauraient-ils une contrainte (l'heure de repas, une certaine obéissance, etc.) ?
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Re: Un psychanalyste répond, gracieusement, à vos questions

Message par lollipopp » 19 mai 2012, 19:43

je ne sais pas trop d'où me vient ce manque de confiance en moi... mes parents m'ont toujours mise sur un piédestal où j'avais le vertige, ils ont toujours su répondre à mes moindres désirs, avant même que je les exprime, j'ai toujours été entourée de beaucoup d'amour (un peu trop parfois même, lol); bien évidemment, il y avait un cadre à respecter, les études c'est sérieux, etc; mais j'ai eu un scooter pour me permettre de ma balader qd j'en avais envie en journée, pas trop de sermon quand j'ai commencé à fumer (mes 2 parents fument) mais "pas dans ma chambre" ce qui me paraissait tout à fait normal, et j'ai fait mes expériences de vie dans leur dos, comme tout ado bien éduqué;
d'un naturel jaloux à la base, mes relations ante-mariage ont baigné dans cette ambiance ne manque de confiance en moi / en les autres... avec mon mari c'est différent, au départ ça a commencé comme ça aussi puis il a su m'apaiser et il a gagné ma confiance et je suis sereine de ce côté là (du moins en apparences)...
puis la 1ère grossesse...
puis la seconde, très angoissée, et plus l'échéance arrivait plus je me disais qu'il serait possible que je n'y arrive pas... ma mère, qui sent toujours tout, est restée chez nous jusqu'au 1er mois de bébé, et là j'avais envie qu'elle me laisse prendre mes marques, jouer mon rôle de maman...
mais plus d'un an s'est écoulé et je ne le ressens toujours pas franchement...
je doute de mes capacités à bien faire avec mon fils, je me pose trop de questions, et devrait laisser plus "mon instinct" agir... mais me ferait-il faire les bonnes choses?

pour le fait de me sentir prisonnière à la maison, oui, j'imagine qu'au boulot je me sentirais emprisonnée aussi, mais c'est le jeu du boulot : même si je recherche un boulot dans lequel je m'épanouis, on reste obligés de travailler pour vivre... la situation n'est pas la même... là je vis 24h/24 avec mon fils (que j'aime, attention, je ne remets pas notre lien de chair et de coeur en question) mais je me dis qu'une journée de travail prend fin quand on rentre à la maison et la vie de famille prend fin quand on arrive le lendemain au boulot... là je suis toujours "au boulot", pas de weekend ni jours fériés ou vacances pour les mères au foyer... :s

un enfant a besoin de sécurité matérielle, psychique, affective, une attention de tous les instants... où est l'espace de liberté d'une maman au foyer dans tout ça? je l'ai inscrit à la halte garderie de mon village 2 heures / 3 matinées par semaine pour pouvoir aller à des entretiens ou des rv... je me suis remise à fumer après 2 ans et demi d'arrêt volontaire, à chaque fois que je ne suis pas avec mon enfant : je ne suis pas "maman " à ces moments-là, je peux me permettre cette liberté...

je fais des faux pas, souvent avec mon fils, je lui crie dessus, m'énerve pour par grand chose, et le fais pleurer des fois parce qu'il doit avoir peur de ces moments de colère... je ne me sens pas à la hauteur de ce qu'il mérite, c'est un être exceptionnel, comme mon mari, et moi, même si je sais la chance que j'ai de les avoir tous les deux, on dirait que je ne peux pas m'empêcher d'avoir ce genre de comportement... j'ai honte de moi, pense qu'ils seraient mieux sans moi ou avec une femme / maman qui saurait les combler comme ils le méritent... (j'ai beaucoup de mal avec le sexe, manque de libido, j'invoque plein d'excuses plus ou moins vraies, et mon mari est très patient, mais je me dis qu'un jour, il ira voir ailleurs, et il aura raison, d'aller chercher ce que je ne lui donne pas... mais ça me tue d'avance...)

là je suis en phase "down", en ce moment, s'installe une rupture de dialogue avec mon mari qui (je pense) ne sait plus trop quoi de dire ni quoi faire pour m'aider... je prends son silence comme un aveu d'impuissance à m'aider et un peu de lassitude aussi...

mais quand vais-je sortir de cet engrenage?

GYNEPSY
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Re: Un psychanalyste répond, gracieusement, à vos questions

Message par GYNEPSY » 20 mai 2012, 19:52

Vous serait-il possible d'envisager de consulter une personne - je pense que c'est nécessaire -, qui vous écouterait plus de cinq séances ? Une personne - je pense à un(e) psychanalyste - qui accueillerait votre parole et vous accompagnerait pour vous faire rencontrer pourquoi il existe chez vous un tel manque de confiance en vous, lequel se traduit par cette tension explosive envers vos proches tant aimés : votre mari et votre fils.

Si oui, dites-moi, en MP, dans quelle ville ou proche de quelle grande ville vous résidez.
Si vous le souhaitez, alors, je vous recommanderai une ou deux adresses.

Bien cordialement à vous.
JML (président Gynépsy), psychanalyste, Paris

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