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les racines évolutives de la dépression

Posté : 22 mai 2010, 10:17
par betty_blue
je tiens à votre disposition l'article complet en PDF, faire une demande par mail ou message privé pour l'obtenir sur votre boite mail
:)

Merci à Cécile L d'avoir fait remonter cette info.

le site du chercheur en question Paul Andrews : http://sites.google.com/site/paulwandrewsphd/home

Site du magazine avec possibilités d'acheter en ligne des articles : http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages ... psycho.php



Magazine : Cerveau & Psycho n-38 : "Les racines évolutives de la dépression", p.68-72, de Paul Andrews et Anderson Thompson.

" Pourquoi tant de personnes souffrent-elles de dépression ? Selon les estimations, entre 30 et 50% des individus seraient, à un moment ou un autre de leur vie, dépressifs, d'après les critères psychiatriques qui permettent de poser un diagnostic de dépression. Cette forte prévalence -
bien supérieure à celle d'autres maladies mentales [...] - semble constituer une énigme évolutive. Le cerveau jour un rôle essentiel dans la survie, l'adaptation et le comportement reproductif, si bien que l'on s'interroge : comment un tel dysfonctionnement a-t-il pu échapper au filtre de
l'évolution ? Globalement les troubles mentaux sont rares : pourquoi n'est-ce pas le cas de la dépression ? Et si ce n'était pas une maladie ?

Depuis le début de son histoire, la psychiatrie a eu des difficultés à définir les maladies mentales. Ets-ce qu'aujourd'hui notre conception de ces troubles est correcte ? Les critères diagnostiques actuels requièrent la présence de "dtéresse ou handicap cliniquement significatifs" pour qu'un trouble psychologique soit considéré comme une maladie mentale. Mais cela est-il suffisant pour définir une maladie ?

Ainsi, une personne qui a de la fièvre ressent une détresse et un handicap notables. Sa capacité de travail diminue, elle a des difficultés à réfléchir, elle peut avoir mal. Et pourtant, malgré ces symptômes, on ne peut évidemment pas dire que la fièvre est une maladie. La fièvre est seulement une réponse adaptée aux infections. [...] Diverses études réalisées sur des hommes et des animaux ont montré que le fait de faire baisser la fièvre [...] tend à prolonger l'infection, et que la fièvre augmente la probabilité de survivre à une infection grave.
Appliqué à la fièvre, le critère "détresse et handicap" utilisé par la psychiatrie conduit à des conclusions erronées : la fièvre n'est pas le signe d'un dysfonctionnement, mais exactement le contraire.

La dépression est un trouble émotionnel douloureux et les personnes déprimées ont souvent des difficultés à accomplir leurs activités quotidiennes. Elles ne parviennent pas à se concentrer sur leur travail, elles s'isolent socialement, elles sont léthargiques et anhédoniques. Mais cela ne veut pas nécessairement dire qu'un épisode dépressif soit une maladie mentale, pas plus que les symptômes douloureux de la fièvre ne signifient que la fièvre est une maladie.

[...] Une raison de penser que la dépression serait utile vient des recherches réalisées sur le récepteur 5HT1A. Ce récepteur fixe la sérotonine, une
molécule présente dans le cerveau, très impliquée dans la dépression et qui est la cible de la plupart des médicaments anti-dépresseurs. Les
rongeurs dépourvus de ce récepteur présentent moins de symptômes dépressifs en réponse au stress, ce qui suggère que le récepteur 5HT1A
est impliqué d'une façon ou d'une autre dans le développement de la dépression. Lorsque les neurobiologistes ont comparé la composition de la région fonctionnelle du récepteur 5HT1A du rat et des hommes, ils ont trouvé 99% de similitudes, ce qui suggère qu'il est tellement vital que la sélection naturelle l'a
préservé depuis des millions d'années. [...]

Qu'est-ce qui pourrait donc être utile dans la dépression ? Les personnes déprimées pe nsent souvent à leurs problèmes avec beaucoup d'intensité.
On qualifie ces pensées de ruminations; elles sont persistantes, et les personnes déprimées ont du mal à penser à quoi que ce soit d'autre. De nombreuses études ont montré que ce style de pensée est souvent très analytique. Les gens déprimés s'acharnent sur un problème complexe, le subdivisent en composantes de plus petite taille, qu'ils traitent une à une. [...]

Reconnaitre que la dépression a une fonction devrait aider les millions de personnes qui en souffrent à découvrir les racines de leurs émotions douloureuses et à résoudre leurs problèmes de manière féconde."

Re: les racines évolutives de la dépression

Posté : 27 mai 2010, 08:30
par JULIETTE
merci pour les infos :)

Re: les racines évolutives de la dépression

Posté : 20 nov. 2010, 15:24
par mdtourvel
bonjour, je veux bien le reste de l'article si vous pouvez me l'envoyer a mdtourvel@aol.com merci

Re: les racines évolutives de la dépression

Posté : 24 nov. 2010, 10:34
par Ka
Bonjour,
Pour obtenir l'article, il faudrait envoyer un essage privé à betty_blue.
:)

Re: les racines évolutives de la dépression

Posté : 24 nov. 2010, 15:48
par betty_blue
c'est fait :)