Toute demande d'inscription doit être envoyée par mail à cette adresse : forum@maman-blues.fr, en précisant le pseudonyme sous lequel vous désirez être identifiée sur le forum (afin de protéger votre anonymat).
Bien à vous.

Dépression post natale expliqué facilement : valérie

Répondre
Avatar du membre
betty_blue
Messages : 2843
Enregistré le : 10 janv. 2010, 22:14

Dépression post natale expliqué facilement : valérie

Message par betty_blue » 28 janv. 2010, 09:19

Message


valérie




Enregistré le 06/12/2007
Messages: 22
Non connecté
Sujet : Dépression post natale expliqué facil
Ajouté le : 07/12/2007 12:41
--------------------------------------------------------------------------------
Message :
Qu’est-ce qui m’arrive ? Je viens de mettre au monde un bébé magnifique et en bonne santé. Je devrais être aux anges et fière, mais je suis abattue, anxieuse, irritée même. Suis-je une mauvaise mère ? Pourquoi suis-je aussi déprimée ?


VOUS avez peut-être déjà éprouvé ce genre de sentiments après un accouchement. Dans ce cas, vous n’êtes pas la seule. On estime qu’entre 70 et 80 % des accouchées connaissent des moments d’abattement. Mais qu’est-ce que la dépression postnatale ? Quelles sont ses causes ? Comment la combattre ? Quelle aide les membres de la famille et d’autres peuvent-ils apporter ?

Les manifestations
L’expression “ dépression postnatale ”, ou “ dépression du post-partum ”, désigne des épisodes dépressifs qui surviennent après un accouchement. Ils peuvent se manifester après la naissance de n’importe quel enfant (pas uniquement du premier), ou à la suite d’une fausse couche ou d’une interruption de grossesse. D’après le Bureau pour la santé des femmes (ministère américain de la Santé), les symptômes sont nombreux et plus ou moins graves.

De nombreuses femmes ont ce qu’on appelle le “ baby blues ”, un trouble caractérisé par de la morosité, de l’anxiété, de l’irritabilité, une humeur changeante et de la lassitude. Cet état est normal et de courte durée. Il disparaît spontanément dans les dix jours qui suivent l’accouchement.

Toutefois, selon le Collège américain des obstétriciens et gynécologues, ce trouble s’intensifie et se prolonge au-delà des premiers jours chez 1 jeune maman sur 10. Parfois même il surgit plusieurs mois après l’accouchement. Il peut s’agir alors d’une véritable dépression postnatale, où la tristesse, l’anxiété et le désespoir sont si profonds que la mère a du mal à effectuer ses tâches quotidiennes.

En outre, sur 1 000 accouchées, entre 1 et 3 souffrent d’une forme de dépression encore plus grave appelée psychose puerpérale. La malade a des idées délirantes, entend des voix et perd le contact avec la réalité, même si elle retrouve la raison par intermittence pendant quelques heures ou quelques jours. Les causes de cette psychose restent floues, mais, selon le docteur Miller, “ la vulnérabilité génétique, stimulée peut-être par des changements hormonaux, semble être le facteur le plus important ”. Un professionnel de la santé compétent peut soigner efficacement la psychose puerpérale.


Les causes
Il n’existe aucune cause clairement définie. La dépression postnatale peut être déclenchée par des facteurs aussi bien physiques que psychologiques. Un facteur physique possible est la chute, dans les 24 à 48 heures qui suivent l’accouchement, du taux d’œstrogènes et de progestérone jusqu’à un niveau plus bas qu’avant la conception. Ce changement physiologique brutal peut déclencher une dépression de la même façon que l’état prémenstruel occasionne sautes d’humeur et nervosité. Le taux des hormones produites par la thyroïde peut également chuter et provoquer des symptômes semblables à ceux de la dépression. Voilà pourquoi les spécialistes qualifient la dépression postnatale de “ trouble biochimique et hormonal ”.

Un bulletin médical explique quant à lui que la dépression postnatale peut résulter d’un déséquilibre nutritionnel, peut-être d’une carence en vitamines B.

La fatigue et le manque de sommeil jouent aussi un rôle. Steven Altchuler, psychiatre à la clinique Mayo (Minnesota, États-Unis), déclare : “ Juste après l’accouchement, le manque d’énergie et le retard de sommeil font paraître énormes des problèmes mineurs. Certaines femmes pourraient se sentir frustrées d’avoir du mal à effectuer des tâches qu’elles accomplissaient facilement avant l’accouchement, sans le baby blues et avec une bonne nuit de repos. ” Des facteurs d’ordre psychologique, tels qu’une grossesse non prévue, un accouchement prématuré, une perte de liberté, la crainte de ne plus plaire et le manque de soutien, peuvent ajouter à la dépression.

De surcroît, plusieurs mythes courants sur la maternité peuvent déprimer une femme et lui donner un sentiment d’échec. Citons : l’instinct maternel est automatique ; les liens avec l’enfant se créent immédiatement ; un bébé est adorable et jamais grognon ; une jeune maman doit être parfaite. Dans la réalité, les choses ne sont pas ainsi. Les compétences de mère s’acquièrent, les liens se tissent souvent avec le temps, certains bébés sont plus dociles que d’autres, et il n’y a pas de mère parfaite ni de “ supermaman ”.

De plus en plus reconnue
Jusqu’à récemment, la dépression postnatale n’était guère prise au sérieux. Le docteur Laurence Kruckman signale : “ Dans le passé, les problèmes psychologiques de la femme ont été négligés et considérés comme de l’hystérie, qui n’avait rien de préoccupant. Le manuel de sémiologie de l’Association psychiatrique américaine n’a jamais pleinement reconnu l’existence d’une maladie postnatale ; les médecins n’ont donc pas reçu de formation ni de données fiables sur elle. [...] De plus, à la différence d’il y a 30 ans, les mamans sortent en général rapidement de l’hôpital. La plupart des psychoses puerpérales, le baby blues et l’humeur dépressive apparaissent entre le troisième et le quatorzième jour après l’accouchement. Les mères sont donc déjà chez elles et ne sont pas examinées par des professionnels qui savent reconnaître les symptômes. ”

Or, selon Carol Watkins, de l’Association des psychiatres de Baltimore (Maryland, États-Unis), sans diagnostic ni traitement la dépression postnatale peut s’installer et perturber la relation mère-enfant. Il arrive que des mères dépressives ne prêtent pas attention aux besoins de leur enfant ou, inversement, ne se maîtrisent pas et aient recours à la punition corporelle pour le discipliner. Un tel comportement peut nuire au développement cognitif et affectif de l’enfant.

À ce propos, un article de journal (American Family Physician) explique que les enfants de mères dépressives sont moins performants que les autres aux tests des fonctions cognitives. En outre, la dépression postnatale peut causer énormément de tort aux autres enfants de la famille ainsi qu’au mari.

Le traitement
Que pouvez-vous faire ? Simplement tenir bon ? Il est réconfortant de savoir que la dépression postnatale est temporaire et curable. En cas de dépression légère, le repos et le soutien familial suffiront peut-être, mais si la maladie vous empêche de mener une vie normale, c’est le signe qu’il faut consulter un médecin, déclare le Bureau pour la santé des femmes.

Parmi les traitements courants figurent les antidépresseurs%, une psychothérapie, un traitement hormonal, ou une association des trois, suivant la gravité du cas. La méthode kangourou, dite aussi “ peau-contre-peau ”, est également un moyen d’atténuer cette forme de dépression^. Il existe des thérapeutiques parallèles comme la phytothérapie, l’acupuncture et l’homéopathie.

Vous pouvez néanmoins agir sur le plan personnel. Ayez une bonne alimentation (fruits, légumes et céréales complètes) ; évitez la caféine, l’alcool et le sucre ; faites de l’exercice modérément ; et reposez-vous lorsque votre bébé dort. .

Quelle aide les autres peuvent-ils apporter ?
Étant donné que la dépression postnatale est due en grande partie au manque de repos, l’entourage de la mère peut l’aider en effectuant des tâches domestiques et en s’occupant aussi du bébé. Des études montrent que la dépression postnatale est beaucoup moins courante quand la famille élargie soutient et forme la jeune maman. Bien des fois, une personne se révèle d’une grande aide simplement en écoutant avec gentillesse la maman, en la rassurant, en ne la critiquant pas et en ne la jugeant pas. N’oubliez pas que la dépression postnatale est un trouble physique, non autoprovoqué par la mère. Comme l’a fait ressortir l’organisme Formation postnatale des parents, “ une femme [qui souffre de dépression postnatale] ne peut pas plus ‘ se ressaisir ’ que si elle avait la grippe, du diabète ou une maladie cardiaque ”.

Ainsi, bien qu’elle constitue un moment merveilleux pour les nouvelles mères, la période qui suit l’accouchement peut s’avérer stressante. Comprendre la dépression postnatale permet d’apporter l’aide dont les jeunes mamans ont besoin.


--------------------------------------------------------------------------------

* Il ne faut pas confondre la dépression postnatale avec le stress post-traumatique qui affecte certaines femmes après un accouchement difficile. On peut néanmoins souffrir des deux en même temps.


% Étant donné que certains médicaments contaminent le lait maternel, consultez votre médecin si vous désirez allaiter.


source:

Adapted from the American Academy of Family Physicians, the American College of Obstetricians and Gynecologists, and the Office on Women's Health.


















*** Message édité par valérie le 07/12/2007 12:49 ***




*** Message édité par valérie le 07/12/2007 12:58 ***






valérie




Enregistré le 06/12/2007
Messages: 22
Non connecté
Ajouté le : 07/12/2007 12:43
--------------------------------------------------------------------------------
Message :
Éventuels facteurs de dépression postnatale
Outre des changements hormonaux, plusieurs facteurs peuvent provoquer la dépression postnatale :

La façon dont la femme considère le rôle de mère, consécutivement peut-être à une enfance malheureuse et à de mauvaises relations avec ses parents.‎
Les attentes irréalistes que la société impose aux mères.
Des antécédents familiaux.
Un malaise dans le couple et un manque de soutien de la part des membres de la famille proche ou éloignée.
Une mauvaise opinion de soi.
Le sentiment de la mère d’être surchargée ou submergée parce qu’elle s’occupe des enfants à plein temps.
Cette liste est loin d’être exhaustive. La dépression postnatale peut avoir d’autres causes. En effet, on ne les connaît pas encore toutes.






Pour lutter contre la dépression postnatale
1)Confiez vos sentiments à quelqu’un, notamment à d’autres mères.
2)Demandez aux autres de vous aider à vous occuper de votre enfant, à faire le ménage et les courses. 3)Demandez à votre mari de vous seconder la nuit et de participer aux tâches ménagères.
4)Réservez-vous du temps pour faire quelque chose qui vous détend, ne serait-ce que 15 minutes par jour. 5)Efforcez-vous de lire, de vous promener, de prendre un bain relaxant.
6)Même si vous ne pouvez effectuer qu’une tâche en une journée, vous êtes sur la bonne voie. Certains jours 7)vous ne pourrez peut-être rien faire, mais ne vous en voulez pas.
8)L’isolement prolonge souvent la dépression. Chaque jour, habillez-vous et sortez un peu. Une bouffée d’air frais et un changement de cadre seront bénéfiques à vous et à votre bébé.


Conseils aux maris
Soyez conscient que votre femme n’est pour rien dans sa dépression postnatale. Si son état persiste, aidez-la à chercher un médecin compétent et compréhensif.
Écoutez votre femme patiemment. Efforcez-vous de comprendre ses sentiments. Ne soyez pas irrité par ses pensées négatives. Gentiment, aidez-la à voir le bon côté des choses et assurez-lui que son état va s’améliorer. Ne croyez pas devoir résoudre tous ses problèmes. Elle n’a peut-être besoin que de consolation, et non de réponses logiques
Rappelez-vous que les personnes atteintes de dépression postnatale ont du mal à penser logiquement et clairement.
Réduisez vos activités secondaires afin de vous consacrer davantage à votre femme. Vous accélérerez sa guérison.
Pensez à vous réserver du temps. Une bonne santé physique, psychique vous permettra de mieux soutenir votre femme.‎
Trouvez quelqu’un à qui parler, quelqu’un qui vous encouragera. Ce peut être un homme dont la femme a souffert d’une dépression postnatale.
"C'est ce qui échappe aux mots que les mots doivent dire" Nathalie Sarraute
Céder sur les mots , c'est céder sur les idées.

salima
Messages : 3
Enregistré le : 09 févr. 2010, 14:17

maman besoin d'aide

Message par salima » 09 févr. 2010, 14:53

bonjour, j'ai accouché il ya deux mois, en ce moment je souffre d'un sentiment engoissant qui m'empeche de vivre pleinement ma vie de maman, un sentiment de peur de perdre tous en devenant une malade qui ne peut pas s'assumer ni s'occuper de son bébé et son mari. je me reveil le matin angoissé avec des idées noir et la nuit je dort tres mal avec une boule d'angoisse, jai telement pleuré apres la naissance de mon fils qui est tombé malade une semaine apres l'accouchement moi aussi j'avais une gastrite, j'ai vecu mal tous ca et en ce moment je suis dans un gouffre, je voudrai m'ensortir aider moi svp.

Ka
Messages : 741
Enregistré le : 10 janv. 2010, 22:24

Re: Dépression post natale expliqué facilement : valérie

Message par Ka » 09 févr. 2010, 20:15

Bonsoir Salima,

M'autoriserais-tu à déplacer ton message dans une rubrique plus fréquentée (par exemple "se présenter" ou "messages urgents") afin que ton message soit retrouvé plus rapidement par les autres mamans ou modératrices?

Je dois aller faire le dîner mais je reviendrai plus tard te faire une réponse. Ne t'inquiète pas, on va essayer de t'aider.

Ka

mamounette
Messages : 849
Enregistré le : 10 janv. 2010, 23:19

Re: Dépression post natale expliqué facilement : valérie

Message par mamounette » 09 févr. 2010, 21:04

Bienvenu Salima

Tu n'es pas malade Salima, tu es perdue, fatiguee, tu viens de vivre plusieurs bouleversements, tu es devenue maman, ajoute a cela la maladie, ca fait beaucoup. As-tu quelqu'un a qui tu peux parler de ta tristesse, mari, famille, amies, et je pense aussi a ton gyneco, a ton medecin, ils pourront t'orienter vers une ecoute psychologique, c'est important que tu puisses exprimer toutes ces emotions en ce moment.

Tu veux nous dire comment s'est passe la grossesse, l'accouchement? Est-ce que tu recuperes un peu la nuit?

En tout cas tu n'es pas la seule a qui ca arrive meme si on en parle pas assez, et on s'en sort, avec de l'ecoute, de l'aide, l'important c'est d'oser en parler le plus tot possible comme tu viens de le faire. Courage tu peux toujours venir parler ici, a tres bientot de tes nouvelles.
Magali, maman d'une cocotte de 9 ans et d'un coco de 5 ans et demi

Ka
Messages : 741
Enregistré le : 10 janv. 2010, 22:24

Re: Dépression post natale expliqué facilement : valérie

Message par Ka » 10 févr. 2010, 10:21

Salima,

Comment vas-tu ce matin? N'hésite pas à écrire, d'accord, pour nous en dire plus?

Si tu as un sentiment d'urgence et qu'on arrive pas à te répondre assez vite, tu peux appeler "allo parents-bébé", ou si c'est encore tu as l'impression que ça pourrais dégénérer dramatiquement, tu peux te rendre aux urgences psychiatriques les plus proches.

Tu peux aussi contacter une unité mère-bébé qui se trouve dans ta région. Elles ne prennent pas les mamans en urgence, mais si tu leur explique tes difficultés (angoisses et le reste), elles pourront probablement te proposer un rendez-vous.

Bon, tu me diras si tu veux que je fasse reponter ton mesage. ;)

salima
Messages : 3
Enregistré le : 09 févr. 2010, 14:17

Re: Dépression post natale expliqué facilement : valérie

Message par salima » 14 févr. 2010, 15:39

bonsoir ka
oui je t'autorise a mettre mon message la ou tu juge que ca pourrai m'aider d'avantage. en fait j'ai vecu beaucoups de choses qui m'ont boulverser apres mon accouchement, ma gastrite, l'hospitalisation de mon fils à cause des vomissement, il va mieux maintenant, et surtout des prises de tete avec mon mari qui n'arrivais pas à comprendre ce qui m'arrivais presque un effondrement apres mon mal d'estomac, malheureusement c'été plus de l'angoisse qu'on a pas pu detecter meme dans la clinique dans laquel j'ai accouché. enfin tous ca ma cassé et aujourdhui je vais tres mal, j'ai vu mon gyneco qui m'a prescris attarax mais il fait pas grand chose je suis aussi mal qu'avant, j'ai vu une psy a la pmi ou j'habite je suis rentré angoissé parcequ'elle a pas su m'encourager au contraire elle m'a decourager j'été parti avec la bonne volanté de me faire aider. que vais je devenir? je ne sais pas quand je regarde mon fils mon coeur se serre a l'idée de savoir que je pourrai sombrer dans la folie et que je ne pourrai plus vivre les moments de bonheur qu'une maman doit vivre.

Ka
Messages : 741
Enregistré le : 10 janv. 2010, 22:24

Re: Dépression post natale expliqué facilement : valérie

Message par Ka » 15 févr. 2010, 11:08

Bonjour Salima,

Je t'ai ouvert une discussion pour toi dans la rubrique "messages urgents". Je vais copier-coller ton message et le mettre à la suite des autres messages que j'ai déjà déplacés.

Répondre