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Les doulas, l'arbre qui cache la forêt

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côtéobscur
Messages : 64
Enregistré le : 28 oct. 2010, 17:11

Les doulas, l'arbre qui cache la forêt

Message par côtéobscur » 01 déc. 2010, 13:57

Ci dessous un texte trouvé sur le site des doulas de France.
Dans la suite de ma réflexion sur l'accompagnement de la mère dans sa difficulté maternelle et des solutions proposées.
Si je me soigne et si je guéris, je n'exclu pas de me faire accompagner pour une seconde grossesse..

Une piste à creuser.

Les doulas, l'arbre qui cache la forêt.

Comment quelques femmes en France qui réinventent une façon de soutenir les femmes, les hommes
autour de la naissance, en créant en France les doulas, qui existent dans beaucoup de pays (et non pas
seulement une « mode » venue des Etats-Unis »), comment font-elles pour susciter autant de réactions des
Conseils médicaux, lorsque justement leur fonction n'arrive qu'en complément du médical ? Comment ontelles
réussi à faire parler du manque de sage-femme bien plus que dans les dernières années, par leur
seule existence ?
Les femmes ont toujours accompagné les femmes. Les femmes se réunissaient, échangeaient des conseils,
se passaient les recettes de grands-mères en petites filles, dans une solidarité, une sororité évidente.
Aujourd'hui, cela n'est plus toujours le cas. De nombreuses femmes témoignent de ce manque de
transmission, d'un vide immense.
D'autre part la fonction de mère, cette image presque sacrée d'amour infini et inconditionnel, a écopé en plus
de ces attentes, de nouvelles responsabilités. La mère est responsable du bien-être physique de ses
enfants, médical, mais aussi psychologique. Les articles se succèdent proposant des chemins différents
mais tous affirmés comme étant indispensables à l'équilibre de l'enfant et de l'adulte qu'il deviendra.
Allaitement ou biberon, sommeil, alimentation, les injonctions viennent de partout, pédopsychiatres,
pédiatres, sages-femmes, journalistes, auteurs...
La place du père est aussi devenue la responsabilité de la mère. Quelle mère n'a pas entendu qu'elle ne
laissait pas sa place au père, qu'il faut le laisser faire à sa façon, penser à retrouver sa vie de femme... Et
c'est encore à elle que revient la réussite ou l'échec.
Le père lui a la responsabilité de protection, mais aussi d'être un nouveau père, de changer les couches,
d'être là à l'accouchement avec si souvent comme seul outil... un brumisateur. Quel est son vécu, à cet
homme, face à la femme qu'il aime traversant ce passage, face à la naissance de son enfant ?
La grossesse est médicalisée, suivie par différents professionnels parlant un langage rarement accessible.
On informe les femmes des tailles et positions de leur col de l'utérus, quand bien souvent elles ne savent
pas à quoi cela correspond. L'accouchement est une routine bien réglée, et l'on entend « ne vous inquiétez
pas nous savons ce que nous faisons ». Bien sûr, et heureusement !
Mais pour cette femme, cet homme, c'est la naissance de leur enfant, un moment unique, fondateur dans
leur vie. Et nombreux sont ceux qui témoignent s'être sentis « dépossédés », volés de cet instant, voire
traumatisés.
Le suivi après l'accouchement est quasiment inexistant. Trois à cinq jours à la maternité, avec des conseils à
nouveau contradictoires selon l'équipe, et retour à la maison. Et là, qui appeler ? Qui viendra prendre soin,
transmettre à la jeune mère ? Pour celles qui reçoivent de leur famille, de leurs amis, c'est merveilleux, mais
pour les autres?
Ceci n'est pas une accusation des pratiques médicales. C'est un constat, issu de la parole des parents. Les
sages-femmes font un travail remarquable dans des conditions parfois épouvantables. Avec amour et
attention, elles prennent soin de cette femme, qu'elles ne connaissent pas, le jour de la naissance de son
enfant. Elles prennent soin parfois de 5 femmes en même temps. Sans avoir les moyens de connaître
l'histoire de ce couple, de cette grossesse, de cette famille. Elles ont le savoir médical qui permet
d'accoucher en sécurité, et c'est ce qui permet de pouvoir aujourd'hui se poser la question du bien-être
psychologique. Elles ont aussi le savoir humain. Les obstétriciens sont compétents, savent faire les gestes
indispensables. Les équipes de puéricultrices, d'aides soignantes souhaitent aider les femmes.
Mais quand il n'y a pas de politique commune au sein d'un hôpital, chacune amène son savoir, à sa façon.
Sans souvent se rendre compte que ces informations contradictoires sont extrêmement difficiles à gérer
pour les jeunes parents.
Les PMI aimeraient prendre le relai. Cependant l'information ne passe pas si facilement entre le lieu de
naissance et le lieu de résidence. Les moyens sont limités et, comme c'est logique, ils sont attribués en
priorités aux familles en difficultés. Pourtant, les difficultés sont parfois muettes, difficiles à voir, et les chiffres
de la dépression post natales sont très élevés.
Les parents aujourd'hui demandent un autre écoute. Les parents aujourd'hui expriment une demande,
expriment leurs blessures, expriment qu'ils ont besoin d'une autre forme de soutien.
Les parents savent que cela n'enlèvent en rien ce qu'ils reçoivent par ailleurs, comme ils en témoignent. Ce
n'est pas parce que notre soeur nous écoute, que nous n'avons pas besoin que notre mère en fasse autant.
Même si la sage-femme qui suit ce couple est disponible, accueillante, à l'écoute, qu'elle a les moyens
d'exercer pleinement son savoir et son humanité, les parents font parfois la demande d'une doula. Certaines
sages-femmes sont aussi heureuses d'avoir une passeuse de relai en la personne de la doula. Cette femme
qui connait l'histoire du couple peut la transmettre à la sage-femme, ce qui lui permet de travailler d'une bien
meilleure façon.
La question est sans doute : quelle est cette société où nous avons besoin de doula ?
Pour que des femmes soient disponibles pour venir écouter les futurs parents, il faut lui en donner les
moyens, et cela passe par une rémunération.
Pourtant nous rémunérons des nourrices, assistantes maternelles pour prendre soin de nos enfants. Ontelles
des formations poussées pour cela ? Pourtant c'est souvent la personne qui va nous donner des pistes
pour mieux comprendre nos enfants, avec son expérience d'avoir vu grandir de nombreux enfants, avec tous
les échanges qu'elle a eu avec les parents. Oui, dans notre société, nous ne pouvons plus compter sur le
cercle familial pour s'occuper des petits lorsque les parents travaillent. Et la fonction de nourrice s'est
professionalisée.
Alors oui, aujourd'hui, la femme qui écoute la femme pendant la grossesse, qui écoute l'homme, qui peut
transmettre l'expérience d'autres femmes, qui peut faire le relai avec les équipes dans les histoires difficiles,
c'est une doula. Et elle se professionnalise, se dote d'une charte, et fait tout son possible pour mettre ses
forces au service de la profession de sage-femme. Nous envoyons les couples vers les sages-femmes,
rétablissons des dialogues qui parfois étaient fermés. Nous écoutons la colère, et aidons à la transformer en
quelque chose de positif. Nous sommes aux cotés de la femme, pour transmettre les expériences d'autres
femmes. Nous prenons le téléphone pour appeler nos réseaux lorsque cet accompagnement sort de nos
compétences. Parce qu'une femme en dépression n'est pas forcément capable d'appeler plusieurs services
et raconter son histoire pour trouver le psychologue ou psychiatre qui pourra la prendre en charge. Parce
qu'une jeune femme isolée qui vient d'accoucher a parfois une peur panique des services sociaux qui
pourtant pourraient l'aider. Alors nous tissons des liens, nous écoutons, nous transmettons, nous sommes là
pour ça. Pour les parents qui le demandent, pour ceux qui n'ont pas ce soutien dans leur cercle.
Nous sommes là pour accompagner des femmes qui ne parlent pas français et faire le lien entre des
professionnels et ces femmes. Ou des femmes malentendantes. Nous sommes là pour les femmes seules
aussi. Nous sommes là car ces femmes, ces hommes nous en font la demande.
Et si demain cette demande n'existaient plus, quel bonheur ! Si demain les voisines prenaient le temps
d'écouter cette femme qui pleure le soir avec son nourrisson en remontant ses packs d'eau. Si des groupes
de parents se créaient dans tous les quartiers. Si les sages-femmes avaient le temps de faire leur travail
pleinement, en expliquant les termes non compris, en écoutant les demandes spécifiques des couples, en
étant une personne de référence tout au long de la grossesse. Si les PMI avaient les moyens de venir voir
les jeunes parents à leur domicile pour prendre le temps d'écouter toutes les questions dites « idiotes » qu'ils
se posent.
Si demain nous n'avions plus besoin de doula, c'est que la société aurait changé et ce serait la plus belle
récompense.
En attendant, nous entendons ces témoignages de difficultés autour de l'attente d'un enfant. Professionnels,
et surtout parents. Et les doulas ne viennent et n'ont une légitimité que par la demande des parents.
Nous créons notre emploi, c'est un service à la personne. Comme nous avons besoin de personnes pour
nous aider à nettoyer notre maison, à s'occuper de nos enfants, à les aider dans leur programme scolaire
(être étudiant donne-t-il une légitimité pour s'occuper d'écoliers ?), à nous couper les cheveux, nous avons
besoin de femmes pour nous écouter et prendre le temps de nous aider à faire le tri dans les conseils
multiples.
Si au lieu de polémiquer, nous prenions le temps d'entendre ces demandes, ces témoignages, ces détresses
parfois ?
Si les conseils de l'ordre acceptaient de nous rencontrer plutôt que de nous diaboliser, acceptaient de voir
nos efforts pour développer une formation, basée sur une éthique et une charte ? S'ils écoutaient les sagesfemmes,
médecins, auxiliaires de puériculture, etc... qui chaque jour témoignent positivement de leur
collaboration avec une doula ?
Peut-être alors découvrirait-on que ceux qui ont des demandes sont les parents, que la solidarité entre
femmes n'est pas une antiquité mais une nécessité réelle, et que c'est ensemble que nous souhaitons
avancer.
Charlotte Marchandise Fajardo
Octobre 2007
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" état d'esprit dans lequel je suis à ce jour...

mamounette
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Re: Les doulas, l'arbre qui cache la forêt

Message par mamounette » 01 déc. 2010, 16:02

Moi aussi je m'etais dit qu'en cas de 3eme grossesse, cette fois je me ferais accompagner par une doula, qui serait la pour donner du poids a mon projet de naissance. Pour le 2eme enfant, c'est mon mari qui a pris ce role, mais le pauvre, il avait deja son stress a gerer, je trouve que c'est pas evident.

Merci pour cet article
Magali, maman d'une cocotte de 9 ans et d'un coco de 5 ans et demi

knelle372
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Re: Les doulas, l'arbre qui cache la forêt

Message par knelle372 » 03 déc. 2010, 13:46

Merci, c'est passionnant! :super:
Pour BB2 je vais tout prendre! le TISF (pour faire plaiz à Juliette ::d ) une doulas, une sage femme indépendante, bref, tout ce que je croyais ne pas avoir besoin pour ma fille... :pascontent:

J'en ai entendu parler après la naissance de ma puce, à force de recherches et autres sur internet.
Une doulas canadienne m'a d'ailleurs bien aidé via un autre forum, avant que je n'arrive ici. Mais elle avait beaucoup de demande...

Merci encore
Si j'étais moi
Tout ce que j'ai sur le cœur
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ne me feraient peur
Zazie

Maman de Constance née le 09 Janvier 2008, de Céleste née le 08 Mars 2012, et d’Olivia née le 6 Avril 2018

marie
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Re: Les doulas, l'arbre qui cache la forêt

Message par marie » 21 déc. 2010, 16:21

Ce besoin d'attention à la maternité en dit long sur la société actuelle. Comme le dit cette doula, c'est bien triste d'en être arrivé là.
On a tellement besoin de se sentir maternée et écoutée quand on devient maman, besoin de chaleur humaine et de soutien.
Je vois ça un peu comme une regression, on redevient très très fragile, on redevient l'enfant que l'on a été. Dm ou pas ça arrive à toutes les jeunes mamans et c'est plus ou moins douloureux.
Un texte très vrai et très touchant . Merci.

guérir
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Re: Les doulas, l'arbre qui cache la forêt

Message par guérir » 21 déc. 2010, 21:48

Coucou Marie, tout à fait d'accord;
c'est notre société qui a perdu de vue que tout individu, à tous les âges de sa vie, a besoin d'être écouté, a besoin de chaleur humaine et de soutien.
j'ai fait de l'haptonomie quand j'étais enceinte. la pédopsychiatre qui faisait les séances demandait à mon compagnon de me bercer et moi je faisais de même avec lui ! un régal. lors de ces séances , on quittait la dureté du quotidien pour s'apaiser pendant 45 minutes avec bébé dans mon ventre !

marie
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Re: Les doulas, l'arbre qui cache la forêt

Message par marie » 22 déc. 2010, 14:03

Tout à fait. On en arrive à perdre toute humanité. La seule chose qui compte sont les profits.
Ce que tu dis me fait aussi penser aux personnes âgées qui croupissent dans les maisons de retraite (quelquefois dans des conditions déplorables).
Ma grand mère y est rentrée il y a quelques mois. Quand j'entends ses enfants parler d'elle j'ai l'impression qu'ils parlent d'une chose. Ça me revolte, on dirait que les anciens perdent leur humanité, que ce ne sont plus des personnes. POurquoi une personne de 80 ans vaudrait moins que nous?
Et puis on les infantilise, c'est odieux.
Les femmes, elles, elles sont en papier glacé, comme dans les magazines. Un jour femmes fatales, minces, maquillées, ambitieuse, et le lendemain mère nourrissante, sacrifiant tout pour son enfant... On nous exige beaucoup je trouve :nonon: .


Pour l'haptonomie, je m'étais renseignée lorsque j'étais enceinte mais où je vis ce n'est pas encore développé, sinon j'aurais sans aucun doute essayé. Ça a l'air super. A défaut, j'ai fait du yoga, très bien aussi pour entrer en conctact avec soi même et avec le bébé même si ça reste moins tangible que le toucher.


Passe de très joyeuse fêtes guérir :hello:

MamanSophia
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Re: Les doulas, l'arbre qui cache la forêt

Message par MamanSophia » 25 juin 2012, 10:12

Bonjour Marie,

Je sais que ton message a été posté il y a longtemps mais il me parle énormément...
Je pense aussi qu'il y a un réel besoin du côté de l'accompagnement humain en complément de l'accompagnement médical et que cet accompagnement humain est primordial même si de but en blanc on peut ne pas savoir qu'on en aurait besoin...on n'imagine pas sa portée...
Pour ce qui me concerne, je sais que c'est un manque au niveau humain qui a été dévastateur dans le vécu de mon accouchement, le fait que la sage femme qui m'a accompagné pendant toute ma grossesse et le début de mon accouchement n'ai pas pu rester auprès de moi à l'hôpital ( elle s'est fait virée parcequ' en tant que sage femme qui fait des accouchements à domicile, elle était mal vue par ces collègues de l’hôpital...)
Pourtant, si on part du besoin de la mère, sa présence à ce moment là était plus que nécessaire, elle était comme un pilier, un repère et sa présence m'aurait aider et soutenue ainsi qu'à mon conjoint...On s'est retrouvé comme des "orphelins" en milieu hostile au moment de donner la vie et de devenir parents...et évidemment je ne peux m’empêcher de penser que les choses se serait dérouler autrement pour moi et ma fille si elle n'avait pas été contrainte de nous "abandonner"...(les mots employés reflètent mon vécu de femme en train d'accoucher...)
On ne refait pas l'histoire et cette naissance a été porteuse pour moi d'un grand enseignement mais encore une fois, c'est seulement grâce à mon travail personnel en psychothérapie en amont de mon devenir mère, mon couple et le fait que je sois sensibilisée à l'aspect psychique de la vie et particulièrement dans le devenir mère qui m'a sauvé.J'ai pu parlé de cet évènement et de tout ce qu'il a soulevé, mettre à nouveau des mots sur les blessures du passé encore en suspens et cela a permis de donner du sens a ce vécu.Ma maternité a donc permis un approfondissement d'un processus de guérison interne déjà enclenché...
Je n'ose pas imaginer comment les choses auraient tournées sans tout ça...
Bref, je pense que notre société a grand besoin de revenir à cette transmission humaine de femme à femme et le rôle des doulas est primordial...Ce qui est déplorable, c'est cette non-collaboration de la part de certains professionnels du médical voir parfois une véritable "chasse aux sorcières" qui est mis en place avec acharnement pour éradiquer tous les praticiens non médicaux qui proposent des services au niveau humain...Cette diabolisation comme tu dis en dit long sur la façon dont on traite l'aspect humain et l'humanitude dans notre société si évoluée!
En tout cas, pour ma part et pour mon vécu de la maternité , c'est précisément les personnes du champs de la relation d'aide, de l'humain, de la psychothérapie qui m'ont aidé à traverser la transition éprouvante qu'est le devenir mère...Et c'est vers eux que je continue de me tourner pour ce qui est de mon cheminement intérieur...A tous, je dis merci pour cet engagement envers la vie et l'humain (malgré parfois les calomnies et les attaques que leurs corps de métiers subissent...)

JULIETTE
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Re: Les doulas, l'arbre qui cache la forêt

Message par JULIETTE » 25 juin 2012, 14:04

Malheureusement chez les sages femmes comme dans d'autres professions il y a des incompétents ,
On ne peut pas dire que toutes les Sf le soient ,, désolée pour celles qui liraient ,,
Concernant l'aide il y a chez les psys et pour la grande majorité de très bon pros et parfaitement dans une dynamique d'accompagement humain , Que l'on retrouve dans les structures d'accompagement à la dm ,
Les doulas que maman blues connaît très bien font un travail formidable auprès des mamans qui souhaitent leurs accompagnements , sans oublier les accompagnantes a la naissance , ceci dans la complémentarité d'un travail avec un pro qui apporte lui de l'aide et du soutient sur un autre plan , ,, je pense que chacun joue un rôle différent mais en aucune cas ne se substitu l'un a l'autre ,

MamanSophia
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Re: Les doulas, l'arbre qui cache la forêt

Message par MamanSophia » 13 juil. 2012, 19:25

Evidemment comme dans tous les métiers, il y a des incompétents...D'ailleurs certaines sages femmes et medecins sont plus enclins à l'accompagnement "humain" et à la collaboration entre différents professionnels qui ne substituent pas les uns aux autres mais peuvent apporter chacun leurs qualités et compétences..
En attendant que la coopération pacifiste soit "monnaie courante", c'est dur de faire le constat de cette disension parfois virulente et pire d'en faire les frais personnellement dans le cadre du "devenir mère"...
Comme le montre mamanblues, les expériences "difficiles" peuvent permettre de faire avancer la réflexion et les choses sur le terrain. Lisant actuellement le livre "Devenir Mère" de Jean-Marie Delassus, je suis ravie de voir que la maternologie est porteuse de ces valeurs et que chaque pas dans ce sens est précieux...

GYNEPSY
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Re: Les doulas, l'arbre qui cache la forêt

Message par GYNEPSY » 04 août 2012, 19:31

La dimension psychique est toujours plus fondamentale que l'on ne le croit... !
La parole est essentielle, c'est d'ailleurs notre quasi-seule différence d'avec les animaux, les mammifères principalement, les primates en particulier.
Je me souviens du Séminaire de Jacques Lacan où il nous disait que le seul être de l'humain c'est d'être un "parlêtre". Nous sommes tous/toutes des "parlêtres", des êtres de parole. Supprimer, réprimez celle-ci et c'est la catastrophe annoncée... !
L'homme (l'humain) n'est pas un homme-machine n'en déplaise à Monsieur de La Mettrie.
Pas plus, aujourd'hui, n'est acceptable, recevable, avec ce que nous connaissons et constatons tous les jours sur les divans, cette insistance médicale à en faire un homme, une femme, réduits au pur biologique (ou génétique, si vous voulez...).

JML.
JML (président Gynépsy), psychanalyste, Paris

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