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Association Maman Blues
Site non médical de soutien, d'écoute et de conseils dans le cadre de la difficulté maternelle
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Médecin, psychologue, PMI…
que faire en cas de difficulté maternelle ?

Vous êtes enceinte et cette période qui devait être, selon vos amis et entourages, épanouissante, vous la vivez bien autrement (insomnies, angoisses, perte d’appétit, peur de l’accouchement, du post-partum, difficulté à entrevoir ce nouveau rôle…)
Vers qui se tourner en cas de difficulté maternelle ?
Entretien prénatal
Consultation post-natale
Médecin traitant ou PMI
Unités mère-enfant
Suivi psychologique
La technicienne d'intervention sociale et familiale
    Nos référentes sont également là pour vous orienter et présentes partout sur le territoire !
    Les référentes Maman-Blues
    Quelques jours ou plusieurs semaines, mois se sont écoulés depuis votre accouchement, mais un sentiment étrange, voire douloureux s’est insinué en vous. Il semble parasiter le lien à votre enfant et le sentiment de solitude que vous ressentiez déjà à la maternité s’accentue de jour en jour. Peut-être commencez-vous également à éprouver le besoin d’éloigner votre enfant, de le confier dès que possible, ce qui alimente votre culpabilité de ne pas être la « bonne mère ». Pourtant, ce n’est pas ainsi que vous avez imaginé votre maternité ! N’attendez pas que votre difficulté s’aggrave pour vous tourner vers une aide extérieure afin qu’un tiers écoute vos doutes, souffrances et inquiétudes et vous soutienne au mieux dans la compréhension de votre mal être.

    Sommaire

    L’entretien prénatalLa consultation postnataleUn rendez-vous chez votre médecin ou à la PMILes unités mère-enfant, le lieu le plus adapté ?Psychologue, psychiatre, psychanalyste après votre accouchement ?La technicienne d’intervention sociale et familiale (TISF) en renfort quotidien

    L’entretien prénatal

    L’entretien prénatal (ou entretien prénatal précoce) constitue un temps d’échanges pendant lequel vous pouvez exprimer vos besoins et vos difficultés éventuelles pendant votre grossesse, mais aussi après l’accouchement.

    D’après les informations officielles issues de l’application gouvernementale 1 000 premiers jours, « Ce rendez-vous, fondamental vous permet, dès la déclaration de grossesse, de rencontrer seule ou en couple une sage-femme ou un médecin. Il s’agit d’un entretien d’écoute et de partages, lors duquel aucun examen physique n’est nécessaire.
    Ce temps précieux vous permettra de mieux comprendre toutes les étapes de votre grossesse, de poser toutes vos questions, d’exprimer vos souhaits, de lever vos doutes. […] L’objectif premier de ce temps d’échanges est de rendre l’arrivée d’un ou plusieurs enfants la plus paisible possible avec une mère et des parents en confiance. »

    C’est le moment d’échanger sur les difficultés que vous éprouvez déjà et qui sont entendables par un professionnel de santé aguerri. Cela sera l’occasion de mettre en place une prise en charge de qualité autant d’un point de vue physique que psychique.
    Parlez franchement de ce qui vous met en souffrance, de ce qui diverge de l’idée que vous aviez de la grossesse.
    Ne vous restreignez pas à la liste des petits tracas de cette période, mentionnez aussi la manière façon dont vous les traversez. Dites, si vous le pouvez, vos ressentis, même s’il vous semble incohérent et anormal de penser ainsi.

    La consultation postnatale

    Elle peut être l’un des premiers lieux d’expression de votre état psychique. Vous pouvez évoquer vos ressentis lors de cette consultation. Si vous sentez qu’il est trop complexe de dire les choses, vous pouvez être accompagnée du père du bébé, d’un proche (famille ou amis).

    La consultation postnatale ou rendez-vous postnatal doit être réalisé dans les 6 à 8 semaines qui suivent l’accouchement. Menée par un médecin ou votre sage-femme, elle vise non seulement à faire un bilan gynécologique après l’accouchement, mais aussi à s’assurer de votre état psychique.

    Le post-partum est une période de grands bouleversements physiques et psychiques. Des complications médicales peuvent apparaître, mais aussi des bouleversements émotionnels forts (en cause par exemple un nouvel équilibre à construire).
    Abordez franchement ce qui ne va pas, ce qui ne correspond pas à ce que vous attendiez de cet événement.
    Ne vous limitez pas à l’évocation des petites difficultés de maternage, faites part aussi de la façon dont vous les vivez. Parlez si vous le pouvez de vos sentiments, voire de l’absence de sentiments pour votre enfant, de votre manque d’élan à son égard ou des peurs qu’il vous inspire (peur de mal faire, peur de lui faire du mal, peur de ses pleurs…).

    Signalez également au professionnel qui vous recevra les troubles de santé de votre bébé (qui peuvent être significatifs de ce que vous vivez : troubles du sommeil, de l’alimentation, ses pleurs continus et inconsolables).

    Un rendez-vous chez votre médecin ou à la PMI

    Vous pouvez vous tourner vers votre médecin traitant, si vous avez confiance en lui. Expliquez-lui auparavant de manière brève, ce qui vous amène à consulter.

    Un rendez-vous fixe, hors consultations libres (c’est-à-dire sans rendez-vous), sera l’occasion d’évoquer sans peur du jugement, ce qui se joue pour vous.

    Si votre médecin minimise vos propos, passe à côté des premiers signes de votre difficulté, vous encourage simplement à sortir et à prendre vitamines et fortifiants, il serait préférable de faire appel à d’autres professionnels.

    La PMI est un acteur de la périnatalité légitime où vous pourrez rencontrer, dans un premier temps, une puéricultrice. Après votre accouchement, vous recevrez par courrier une invitation de sa part à venir vous rendre visite.
    Profitez de cette possibilité, cette démarche postnatale n’ayant aucun caractère de surveillance.
    Il ne s’agit pas pour elle, de repérer une quelconque défaillance de votre part, ou de juger la façon dont vous entendez materner votre enfant, mais simplement de vous rencontrer et de voir avec vous, aussi bien ce qui va que ce qui ne va pas.

    La formation des puéricultrices, leur expérience professionnelle les amène (dans l’ensemble) à se préoccuper particulièrement de la manière dont vous vivez votre post-partum. La difficulté maternelle n’est pas un mot qu’elles ignorent.

    Les unités mère-enfant, le lieu le plus adapté ?

    Peut-être avez-vous déjà entendu parler des unités mère-enfant (auxquelles nous avons consacré une page complète). Bien trop rares en France, ayant trop peu de lits à offrir en cas de nécessité d’hospitalisation (de 80 à 100 lits), ces unités spécifiques qui assurent aussi des suivis à la journée (hospitalisation de jour ou consultations sur rendez-vous) sont les lieux qui nous semblent les plus appropriés pour la prise en charge et le soin de la difficulté maternelle.
    Il s’agit de préserver et d’étayer le lien mère-enfant et de valoriser les mères dans leurs compétences maternelles.
    Leur structure hospitalière offre tout à la fois un cadre protecteur et valorisant, mais surtout contenant et continu (d’après les mots de Jacques Dayan), qui permet de recueillir tout effondrement maternel et même de favoriser sa survenue.

    Pour consulter la liste régulièrement actualisée des Unités Mères Enfant, nous vous invitons à consulter la page du site de la Société Marcé Francophone : http://www.marce-francophone.fr/unites-mere-enfant-umb.html

    Psychologue, psychiatre, psychanalyste après votre accouchement ?

    On les consulte rarement en premier lieu ni sans réticence, encore faut-il s’y retrouver parmi toutes les spécialités. Si vous bénéficiez déjà d’un suivi prénatal auprès de l’un de ces spécialistes en qui vous avez confiance, nous vous invitons à le poursuivre ou à le reprendre au plus tôt. Vos consultations auront là un objectif précis : savoir ce qui se cache derrière votre souffrance.

    Que cette démarche vous soit conseillée par votre médecin, votre puéricultrice ou encore par un proche, assurez-vous que la thérapie proposée ne se réduit pas à la simple prise en charge d’une dépression ou encore à une prescription de médicaments sans aucune mise en mots.

    Ajoutons que trouver un professionnel sensibilisé ou formé aux problématiques périnatales est une gageure d’une prise en charge plus adaptée au vécu de la femme enceinte ou de la femme nouvellement mère.
    Le suivi que l’on vous proposera ne doit pas évacuer la spécificité et la singularité de vos souffrances maternelles.
    Il doit passer par l’écoute de vos difficultés, et non seulement par le diagnostic et la confirmation d’une dépression post-partum, d’une psychose puerpérale ou d’un autre trouble périnatal. Le diagnostic ne doit pas se limiter aux symptômes ou être défini par la médicamentation administrée.

    Les différentes spécialités expliquées

    d’après Mal de mère, mal d’enfant de Catherine Garnier-Petit.
    Pendant votre grossesse et parfois, dans les premiers mois après la naissance de votre enfant, vous pouvez contacter votre maternité pour voir le psychologue en activité dans les services de maternité.
    Le psychologue de PMI peut aussi être une piste de soutien et d’écoute non négligeable. En vous rendant à la PMI de votre lieu de résidence ou de votre quartier, faites-en la demande en spécifiant pourquoi vous avez besoin de le consulter.

    Le recours à un psychothérapeute est possible, mais notez cependant qu’il n’est pas médecin, mais a suivi lui-même une psychothérapie personnelle et doit être formé à l’écoute de la souffrance psychique.

    La technicienne d’intervention sociale et familiale (TISF) en renfort quotidien

    Anciennement nommées travailleuses familiales, il s’agit majoritairement de femmes qui interviennent au domicile des parents lors de changements de vie et/ou de difficultés passagères.

    On en compte près de 8 000 en France qui interviennent par le biais des associations et collectivités territoriales. Dans chaque département, une ou plusieurs associations proposent ainsi leurs services. Ces derniers ne s’apparentent aucunement à du ménage, mais à un accompagnement au quotidien du parent dans les soins au bébé.
    Leurs prestations sont calculées en fonction du quotient familial. Les TISF sont une aide précieuse lorsque s’occuper de son enfant peut être compliqué à domicile.
    Les lieux, acteurs et moyens existent pour prendre en charge la souffrance psychique que peuvent ressentir les mères. Il est important de les solliciter et de ne pas rester dans une situation de solitude face à la difficulté maternelle, qui est un état humain légitime qui mérite d’être entendu.
    Tout ce qui est listé ici peut être complémentaire. Si vous sentez que vous avez besoin d’être aidée de manière soutenue, vous pouvez être prise en charge en unité mère bébé, voir un psychologue en libéral tout en ayant des visites à domicile de la PMI. Il n’y a pas de bon accompagnement, mais simplement un étayage qui vous convient et qui vous permet de cheminer dans votre maternité.

    N’hésitez pas à nous solliciter par mail pour toute demande de coordonnées !

    Nous prendrons le temps de vous orienter en fonction de vos besoins.

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